Immo­bi­lier d’en­tre­prise :
« Une année histo­rique » pour la Fnaim

La demande placée en bureaux et les investissements ont fortement progressé dans la métropole de Lyon. Pour atteindre des niveaux records.

Du jamais vu à Lyon. « Avec 438 695 m2 de bureaux placés en 2019, nous enre­gis­trons un bond de 32% ces douze derniers mois et nous sommes très au-dessus d’une moyenne décen­nale de 266 000 m2  ». Benoît de Fouge­roux, le président de la FNAIM Entre­prises, est comblé. Le nombre de tran­sac­tions n’a que peu augmenté d’une année sur l’autre, mais les « méga deals » sont nombreux avec trois opéra­tions de plus de 20 000 m2 (Frama­tome à Gerland, RTE à Jonage et Apicil à la Part-Dieu). Les quar­tiers d’af­faires de Gerland (21%) et la Part-Dieu (18%) captent à eux deux 40% des implan­ta­tions devant Vaise (11%). Côté valeur loca­tive, le loyer moyen dans le neuf ressort à 224 € le m2 et 162 € en seconde main.

Plus forte crois­sance en Europe Le loyer le plus cher, lui, fran­chit les 300 € le m2 (325 € exac­te­ment). A noter qu’au clas­se­ment des villes euro­péennes, Lyon se situe entre Milan (488 000 m2) et Barce­lone (400 000 m2) et large­ment devant les autres capi­tales régio­nales françaises : Lille (264 000 m2), Marseille-Aix (138 500 m2) et Toulouse (127 900 m2). La crois­sance de Lyon en 2020 est la plus forte enre­gis­trée parmi les grandes métro­poles euro­péennes.

Année histo­rique aussi pour les inves­tis­se­ments avec 2,2 milliards d’eu­ros dont plus de la moitié pour les bureaux, 30% pour le commerce et 8% pour la logis­tique. A noter que pour les locaux indus­triels, la demande placée recule de 21% en volume à 368 000 m2 (supé­rieure à la moyenne décen­nale. Baisse aussi très forte pour la logis­tique à 200 000 m2 (-50%). Une expli­ca­tion : la métro­pole lyon­naise manque de terrains dans ce domaine.