Visio-avocats : le Airbnb des avocats
en visio­con­fé­rence

Les trois associés de Visio-avocats Xavier de Contencin, Vincent Durand et Guilhem Bertholet, lancent une plateforme novatrice en s'appuyant sur la visioconférence.

Trois asso­ciés, une équipe de quatre personnes et une plate­forme donnant accès à une petite centaine d’avo­cats en France dont la moitié à Lyon. « Nous sommes l’Airbnb des avocats », explique Xavier de Conten­cin, l’un des trois asso­ciés de Visio-Avocats avec Maître Vincent Durand et Guil­hem Bertho­let. A l’ori­gine du projet, un constat : l’avo­cat est perçu comme inac­ces­sible, cher, peu dispo­nible. Bref, pas facile de pous­ser la porte d’un cabi­net. D’où l’idée des trois mousque­taires de cette legal­tech : mettre en place la visio­con­fé­rence, via une plate­forme Visio-Avocats, sur laquelle se retrouvent les avocats et leur offre. Charge aux justi­ciables de choi­sir leur conseil en ligne, en fonc­tion de leurs besoins, loca­li­sa­tions et des hono­raires de l’avo­cat. Vient ensuite l’ap­pel en direct ou la prise de rendez-vous, le paie­ment en ligne et le rendez-vous en visio propre­ment dit, à partir de 39 euros les 30 minutes.

Pour les hommes du droit, c’est un bon moyen d’aug­men­ter leur visi­bi­lité online (seule­ment 15 % ont un site inter­net), d’être faci­le­ment acces­sible, de déve­lop­per leur clien­tèle et d’op­ti­mi­ser le premier rendez-vous client avec un gain de temps et un paie­ment garanti. « Notre ambi­tion est de deve­nir l’ac­teur incon­tour­nable de la visio pour les avocats en France, précise Vincent Durand. Il s’agit aussi de réduire le désert juri­dique en donnant accès au droit au plus grand nombre ». A Paris, on compte 1 279 avocats pour 100 000 habi­tants, mais seule­ment 11 avocats pour 100 000 habi­tants dans la Meuse. A Lyon, avec 3 588 avocats, le barreau est le deuxième de France. Il soutient d’ailleurs le projet, tout comme Bpifrance, qui croit au marché des legal­techs. Lancé à Lyon, Visio-Avocats entend bien couvrir tout le terri­toire natio­nal et répondre aussi, au-delà, aux demandes des expa­triés.