Khaled Bouab­dal­lah quitte l’Uni­ver­sité de Lyon

© Olivier Chassignole

Du mouve­ment dans l’en­sei­gne­ment supé­rieur à Lyon. Khaled Bouab­dal­lah, président de l’Univer­sité de Lyon (UDL), a été nommé mercredi, en conseil des ministres, en tant que recteur délé­gué pour l’en­sei­gne­ment supé­rieur, la recherche et l’in­no­va­tion pour la région Occi­ta­nie.

L’an­cien direc­teur de l’IAE de Saint-Etienne, entre 2003 et 2006, puis président de l’Uni­ver­sité Jean-Monnet dans la cité ligé­rienne (2006–2015) avait été dési­gné président de l’UDL en 2015.

Recon­duit pour quatre ans à la tête de l’Univer­sité de Lyon en juillet dernier, Khaled Bouab­dal­lah plan­chait acti­ve­ment sur un projet de fusion des Univer­si­tés de Lyon et Saint-Etienne, avec la créa­tion d’un nouvel établis­se­ment (nommé Idex) censé réunir les Univer­si­tés Lyon I, Lyon 3, Saint-Etienne et l’ENS. 

Le projet, décrié par certains étudiants et ensei­gnants, est loin de faire l’una­ni­mité dans la région. L’INSA s’est reti­rée de la consti­tu­tion de cette Univer­sité cible tandis que Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, se montre peu emballé par cette initia­tive.

De quoi imagi­ner cette nomi­na­tion à Mont­pel­lier comme un désa­veu pour Khaled Boua­bal­lah ? « Certai­ne­ment pas ! Il s’agit d’une belle promo­tion, répond l’in­té­ressé à la Tribune. Aujourd’­hui, le projet de fusion est suffi­sam­ment avancé. Il verra le jour en 2020. Ma présence n’est plus indis­pen­sable. Le projet peut se pour­suivre sans moi désor­mais. »