La Métro­pole de Lyon crée un fonds d’ur­gence de soutien aux entre­prises de 100 millions d’eu­ros

A situa­tion excep­tion­nelle, moyens excep­tion­nels : la Métro­pole de Lyon annonce la mise en place d’un fonds d’ur­gence de 100 millions d’eu­ros. Objec­tif : soute­nir les entre­prises et plus spécia­le­ment les TPE (très petites entre­prises), les indé­pen­dants et les auto-entre­pre­neurs éligibles au fonds de soli­da­rité lancé par l’Etat en début de semaine. Cela concerne tous les établis­se­ments qui ont dû fermer dans la restau­ra­tion ou les débits de bois­son (bars-cafés), ainsi que ceux qui ont perdu plus de 70% de chiffre d’af­faires (dès lors que ce chiffre d’af­faires est infé­rieur à 1 million d’eu­ros et qu’il s’agit de l’ac­ti­vité prin­ci­pale pour les micro-entre­pre­neurs). Concrè­te­ment, l’aide de la Métro­pole sera de 1 000 euros en mars et en avril, venant s’ajou­ter à l’aide de 1 500 euros de l’Etat, par indé­pen­dant-TPE ou micro-entre­pre­neur éligible. Selon l’évo­lu­tion de la situa­tion, la Métro­pole précise que « cette mesure pourra être prolon­gée en mai et en juin. Envi­ron 30 000 béné­fi­ciaires pour­raient perce­voir cette aide excep­tion­nelle en mars et en avril ».

Par ailleurs, la Métro­pole annonce la suspen­sion des loyers des entre­prises héber­gées dans son patri­moine (les pépi­nières et incu­ba­teurs) durant toute la durée du confi­ne­ment. Cela concerne 220 entre­prises et repré­sente 1 million d’eu­ros par mois. De même, un éche­lon­ne­ment de la percep­tion de la taxe de séjour sera mis en place en lien avec les services de l’Etat. Une mesure desti­née à soula­ger immé­dia­te­ment la tréso­re­rie des hôte­liers et héber­geurs du terri­toire. Enfin, la collec­ti­vité terri­to­riale renonce aux péna­li­tés en cas de retard de livrai­son des four­nis­seurs et de retard pour les chan­tiers de la Métro­pole, le Covid-19 étant un cas de force majeure en matière de marchés publics.

Le Président de la Métro­pole ajoute que la collec­ti­vité « ajus­tera le montant de ce fonds en fonc­tion des besoins réels et surtout de la durée de la crise. Un travail avec l’en­semble des acteurs de l’éco­no­mie sera engagé dans les prochains jours pour mettre en place un plan de rebond écono­mique après la crise. Mais l’ur­gence est bien de soute­nir toutes les entre­prises qui vont se retrou­ver en diffi­cul­tés finan­cières dans les prochains mois ».