Le Match :
i-Way / AviaSim,
la simu­la­tion à la lyon­naise

Les deux groupes lyonnais spécialisés dans les simulateurs automobile et aéronautique affichent des modèles de développement diamétralement opposés. Alors qu’i-Way diversifie son offre loisir pour séduire un public toujours plus large, AviaSim cible tout autant les professionnels du secteur aérien.
Pierre Nico­las (i-Way) et Thomas Gasser (AviaSim)

i-Way

Pierre Nico­las – Le précur­seur – Président direc­teur géné­ral d’i-Way depuis 2008

Fondé en 2008 à Vaise, i-Way s’est imposé comme le leader français de la simu­la­tion de course auto­mo­bile. Acteur reconnu du marché du loisir à Lyon, l’en­tre­prise (4 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires – 35 sala­riés) se lance aujourd’­hui à l’as­saut de la région pari­sienne.

AviaSim

Thomas Gasser – Le passionné – Président direc­teur géné­ral d’AviaSim depuis 2012

Installé au coeur du Pôle Pixel à Villeur­banne, AviaSim s’af­firme comme un acteur incon­tour­nable de la simu­la­tion de vol depuis sa créa­tion en 2012. La petite struc­ture (1,35 million d’eu­ros de chiffre d’af­faires – 8 sala­riés), enga­gée dans une expan­sion express ces dernières années, est aujourd’­hui présente dans 13 villes en France et en Belgique.

Le concept

Un espace verti­gi­neux, des bolides montés sur vérins et des sensa­tions garan­ties. Avec ses simu­la­teurs de F1, moto, rallye, ou d’avion de chasse, pures prouesses tech­no­lo­giques, i-Way propose une offre loisir unique en France. « Nous voulions rendre acces­sibles des sensa­tions qui ne le sont pas », avance Pierre Nico­las. Une réus­site qui pousse le fonda­teur à présen­ter des concepts toujours plus nova­teurs à ses clients.

La stra­té­gie

Centré sur le marché de la simu­la­tion auto­mo­bile à ses débuts, i-Way s’est ouvert à de nouvelles acti­vi­tés au fil des années (simu­la­tion aérienne, escape game, réalité virtuelle), tout en gardant l’ADN qui a fait le succès de l’en­tre­prise. « On voulait propo­ser d’autres expé­riences à forte valeur tech­no­lo­gique, axées sur les sensa­tions et dans lesquelles on retrouve cette dimen­sion de chal­lenge entre amis », détaille Pierre Nico­las.

L’actu

Douze ans après son implan­ta­tion à Vaise, i-Way a ouvert début février une deuxième antenne en région pari­sienne. « On a su faire fonc­tion­ner un centre à Lyon, on va voir si on est capable d’en faire fonc­tion­ner un deuxième, indique Pierre Nico­las. Aujourd’­hui, la stra­té­gie c’est de dupliquer le concept et poten­tiel­le­ment d’avoir d’autres sites en France ou à l’étran­ger. Mais ce ne sera pas à l’ordre du jour tant qu’on aura pas su démon­trer qu’on était capables de pilo­ter ces deux sites. »

Le concept

« Petit, je rêvais d’être pilote de ligne, aujourd’­hui c’est une joie de trans­mettre cette passion au grand public », explique Thomas Gasser. Avec ses simu­la­teurs d’Air­bus A320 « le produit phare », d’hé­li­co­ptère et d’avion de chasse, l’en­tre­prise lyon­naise fait décou­vrir « diffé­rentes expé­riences et facettes de l’avia­tion » et s’adresse à tous les pilo­tes… en herbe ou bien plus confir­més. 

La stra­té­gie

« Notre métier aujourd’­hui, il est assez hybride. On travaille sur le loisir mais on décline aussi notre offre à desti­na­tion des profes­sion­nels », martèle Thomas Gasser. De nombreux pilotes viennent ainsi s’en­traî­ner sur les simu­la­teurs d’Air­bus A320. La société travaille par ailleurs en étroite colla­bo­ra­tion avec des écoles de forma­tion et des compa­gnies aériennes pour mieux prépa­rer les pilotes sur cet appa­reil.

L’actu

Après une expan­sion rapide et l’ou­ver­ture de 13 centres (dont 8 fran­chi­sés) depuis 2012, l’an­née 2020 sera « une année de stabi­li­sa­tion pour nous après un chan­ge­ment d’ac­tion­na­riat », précise Thomas Gasser. Le groupe envi­sage toute­fois de retour­ner « mieux armé » à l’as­saut de l’in­ter­na­tio­nal pour 2021, après des tenta­tives d’im­plan­ta­tion infruc­tueuses au Mexique, en Italie ou au Moyen-Orient. « On fait les gros yeux au marché améri­cain mais il faut beau­coup d’argent pour y aller », conclut le fonda­teur d’AviaSim.

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