GenO­way : des souris huma­ni­sées pour tester les vaccins contre le Covid-19

La biotech lyon­naise est partie prenante des diffé­rents tests dans la recherche d’un vaccin et d’un trai­te­ment contre le Covid-19. Les souris huma­ni­sées qu’elle vend à ses clients labo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques sont solli­ci­tées depuis plusieurs semaines. Mais, au-delà de cette acti­vité histo­rique de l’en­tre­prise, à savoir les modèles de recherches précli­niques -cellules ou rongeurs- genO­way mise beau­coup pour les années à venir sur un nouveau cata­logue autour duquel la société prési­dée par Chris­tian Grenier a redé­fini sa stra­té­gie.

Il s’agit d’un cata­logue complet d’une tren­taine de modèles en immuno-onco­lo­gie, dont six ou sept sont déjà commer­cia­li­sés. « Nous sommes sur un marché beau­coup large, tota­le­ment mondial, avec peu d’ac­teurs, notam­ment en Europe. C’est notre chance », précise Chris­tian Grenier.

Rebond au 2nd semestre

Ce nouvel axe stra­té­gique, mis en place au second semestre 2019 a commencé à porter ses fruits, dès la fin de l’an­née dernière. genO­way affiche 1 million d’eu­ros de pertes en 2019 sur un chiffre d’af­faires de 9,4 millions d’eu­ros en repli de 12%. Mais elle a enre­gis­tré un rebond incon­tes­table de ses ventes au second semestre (+ 36% par rapport au 1er trimestre). « C’est la confir­ma­tion de la perti­nence de notre nouvelle stra­té­gie », explique Chris­tian Grenier. Une stra­té­gie pour laquelle la biotech a levé 6,2 millions d’eu­ros fin janvier (lire ici).

D’ores et déjà, l’en­tre­prise, qui emploie 120 personnes, confirme son ambi­tion de forte crois­sance annuelle sur les cinq prochaines années : entre 25% et 35% d’ici à 2024 avec un triple­ment de son chiffre d’af­faires à 30 millions d’eu­ros. Sur le plan écono­mique, la crise liée au Covid-19 n’a que peu de consé­quences, à ce jour, pour genO­way, hormis un impact logis­tique avec des déca­lages dans le temps.