Mala­dies neuro­lo­giques : la pépite lyon­naise Netri va lever des fonds

Cher­cheur au CNRS, passé par le MIT à Boston, Thibault Honeg­ger et son asso­cié Florian Larra­mendy, avancent avec méthode dans la montée en puis­sance de leur jeune société biotech instal­lée à Gerland au cœur de Lyon­bio­pôle. Deux ans après sa créa­tion, Netri emploie treize personnes. En liai­son avec les HCL, l’en­tre­prise a mis au point un outil de diagnos­tic pour les mala­dies neuro­lo­giques (Parkin­son, Alzhei­mer entre autres). « Etre en capa­cité de répondre beau­coup plus vite en termes de diagnos­tic, c’est un pas très impor­tant », déclare Thibault Honeg­ger, Président de Netri. Mais, au-delà de cet outil, Netri conduit aussi des recherches qui pour­raient favo­ri­ser, à moyen terme, des solu­tions de méde­cine person­na­li­sée et permet­tant de gagner un temps très précieux dans le choix d’un trai­te­ment et d’un bon dosage pour chaque patient. Car c’est bien sur l’en­semble du champ des mala­dies neuro­lo­giques que travaille Netri : Alzhei­mer, Parkin­son, mais aussi Hunting­ton, les épilep­sies et les sclé­roses laté­rales.

10 millions d’eu­ros

Netri a d’ores et déjà déposé six familles de brevets, en parte­na­riat avec le CNRS, et compte bien accé­lé­rer le rythme de ses travaux avec l’objec­tif d’ac­com­pa­gner de nouveaux déve­lop­pe­ments de médi­ca­ments. D’où l’im­por­tance des avatars de circuits neuro­naux que propose Netri. Si le champ de l’on­co­lo­gie est bien couvert désor­mais, celui des mala­dies neuro­lo­giques a encore de signi­fi­ca­tives marges de progres­sion en termes de trai­te­ments. Autant dire que Netri a de belles pers­pec­tives devant elle. « L’en­semble des mala­dies neuro­lo­giques pèse pour 4,6% de PIB à l’échelle de l’Eu­rope », rappelle Thibault Honeg­ger. Pour passer à la vitesse supé­rieure, un proces­sus de levée de fonds est prévu dans l’an­née qui vient. Objec­tif : autour de 10 millions d’eu­ros levés auprès d’in­ves­tis­seurs français mais aussi de fonds d’in­ves­tis­se­ment améri­cains.