Mille et Un Repas : au service de l’ac­tion collec­tive

La société lyonnaise de restauration collective Mille et Un Repas, touchée de plein fouet par la crise sanitaire, participe à l’élan général de solidarité et fait don de matériel de protection aux établissements de santé et médico-sociaux de la région.

Sévè­re­ment fragi­lisé par la ferme­ture de la quasi-tota­lité des établis­se­ments scolaires et la baisse de fréquen­ta­tion impor­tante des restau­rants d’en­tre­prise, le secteur de la restau­ra­tion collec­tive est gran­de­ment touché par la crise sani­taire actuelle. Malgré cette situa­tion inédite, la société lyon­naise Mille et Un Repas, neuvième entre­prise indé­pen­dante de restau­ra­tion collec­tive en France, se mobi­lise et parti­cipe à l’élan géné­ral de soli­da­rité. Le groupe dont le chiffre d’af­faires dépasse les 50 millions d’eu­ros, a fait don ces derniers jours de kits de protec­tion, gants, blouses et gel hydro­al­coo­lique aux établis­se­ments de santé et médico-sociaux de la région.

« Dans tous les restau­rants Mille et Un Repas, nous avons l’obli­ga­tion d’avoir ces tenues de protec­tion et d’avoir un certain nombre de kits visi­teurs (gants, masque, char­lotte, blouse, sur-chaus­sures) pour ne pas conta­mi­ner les denrées dans les cuisines, explique Jean-François Géolier direc­teur du groupe qu’il a fondé en 1997. On a donc commencé à rassem­bler l’en­semble de ces tenues, stockées actuel­le­ment dans les restau­rants sans acti­vité, pour en faire don aux Hospices Civils de Lyon, à diffé­rents cabi­nets médi­caux lyon­nais, et à diverses fonda­tions et asso­cia­tions. » 

90% d’ar­rêt d’ac­ti­vité

Le groupe Mille et Un Repas détaille ainsi avoir fait don de 400 kits de protec­tion, de vingt boites d’une centaine de gants, de 500 char­lottes et blouses et de 10 litres de gel hydro­al­coo­lique dans la région lyon­naise, en plus de ses dons en Savoie, dans le Grand-Est et en région pari­sienne. « Ces quan­ti­tés peuvent paraître assez petites mais c’est impor­tant pour nous de parti­ci­per à cet élan de soli­da­rité incroyable. Et si d’autres socié­tés en font de même avec des petits dons de la sorte, ça peut aller loin le tout mis bout à bout », pour­suit Jean-François Géolier.

Le direc­teur du groupe, qui doit faire face à 90% d’ar­rêt d’ac­ti­vité en France, sur les 160 restau­rants Mille et Un Repas (entre 80 et 85% des 850 colla­bo­ra­teurs en chômage partiel), espère pouvoir « repar­tir dès le mois de mai ». « Je pense que la reprise sera assez rapide en restau­ra­tion scolaire. Nous avons 70% de notre acti­vité dans ce secteur. Dès que les écoles réou­vri­ront, les cantines fonc­tion­ne­ront comme avant. Mais j’ima­gine que ce sera plus dur au niveau des restau­rants d’en­tre­prise. Les gens auront besoin de sortir, cela repren­dra sûre­ment plus lente­ment sur ce point-là », conclut le direc­teur de Mille et Un Repas.