Lyon Parc Auto : pour le décon­fi­ne­ment, cap sur les modes doux

Acteur majeur de la mobi­lité dans la métro­pole, Lyon Parc Auto a subi un net effon­dre­ment de son acti­vité pendant les deux mois de confi­ne­ment, avec une fréquen­ta­tion de ses parcs de station­ne­ment en chute libre. « Nous avons toujours conti­nué de fonc­tion­ner même si nous avions 200 à 300 passages horaires contre 12 à 13 000 en temps normal », avance Louis Pelaez, président de LPA (35 parkings dans l’ag­glo­mé­ra­tion lyon­naise). Si la fréquen­ta­tion des parkings du groupe repart peti­te­ment à la hausse depuis lundi, sur la Presqu’île notam­ment, LPA se prépare à accom­pa­gner le redé­mar­rage de l’ac­ti­vité dans la métro­pole, et met l’ac­cent sur les modes doux de trans­ports, alors que s’ouvre cette période de décon­fi­ne­ment. 

« Rééqui­li­brer les modes de mobi­li­tés »

« Avec la sensi­bi­lité crois­sante de la popu­la­tion aux enjeux envi­ron­ne­men­taux, le déve­lop­pe­ment de modes de trans­ports doux donne encore plus d’uti­lité aux parkings selon moi. Nous devons réflé­chir à comment accom­pa­gner cet élan », avance Louis Pelaez. LPA vient ainsi d’éla­bo­rer une offre avec les opéra­teurs de trot­ti­nettes en libre-service expé­ri­men­tée dans les parcs Tony Garnier et P0 de la Cité Inter­na­tio­nale et vient d’ou­vrir un parking vélo sécu­risé dans son parc Saint-Jean. « L’objec­tif est de rééqui­li­brer les modes de mobi­li­tés en dimi­nuant la part de la voiture. Les voitures vont sans doute chan­ger et être plus écolo­giques (hybrides ou élec­triques) et là aussi, nos parkings doivent pouvoir offrir de nouvelles fonc­tion­na­li­tés, en permet­tant par exemple de rechar­ger son véhi­cule », déve­loppe le pdg de LPA

À ce sujet, Louis Pelaez a confirmé travailler depuis plusieurs mois avec la start-up Mob-Energy, héber­gée par le Lab LPA. « Nous allons lancer d’ici la fin de l’été, l’ex­pé­ri­men­ta­tion de leur solu­tion de recharge rapide dans le parc Corde­liers. Il s’agira de tester en situa­tion cette initia­tive parti­cu­liè­re­ment inté­res­sante car entiè­re­ment robo­ti­sée, qui ne néces­site donc aucun contact. » Le proto­type robo­tisé de la start-up se glisse et se raccorde sous les véhi­cules élec­triques, et délivre 10 kWh en trente minutes, pour une auto­no­mie d’en­vi­ron 60 à 80 km. « Cette crise doit renfor­cer notre enga­ge­ment dans ces domaines tech­no­lo­giques et c’est pourquoi je souhaite que soit lancé un nouvel appel à candi­da­tures pour renou­ve­ler notre porte­feuille de star­tups afin de consti­tuer une nouvelle promo­tion. Le Lab LPA doit être aussi un carre­four d’échanges et d’idées, notam­ment pour les habi­tants de cette ville et de cette métro­pole », conclut Louis Pelaez.

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