Parte­ne­ringA­gainstCo­vid : la réus­site mondiale d’Inova Soft­ware et Lyon­bio­pôle

Mobi­li­sée face à cette crise sani­taire sans précé­dent, l’in­dus­trie de la santé déve­loppe de nouveaux modes de colla­bo­ra­tion inédits pour accé­lé­rer la recherche de trai­te­ments, vaccins et diagnos­tics contre la pandé­mie. La start-up lyon­naise Inova Soft­ware et le pôle de compé­ti­ti­vité santé Lyon­bio­pôle ont ainsi lancé l’évé­ne­ment #Parte­ne­ringA­gainstCo­vid, pour réunir, du 4 au 6 mai, près de 3200 parti­ci­pants enga­gés autour de la recherche liée au Covid-19 sur une plate­forme virtuelle. 

« Mettre en commun les savoirs-faire et compé­tences »

« Notre métier depuis 2010, c’est de faci­li­ter la mise en rela­tion des acteurs de la science de la vie pour qu’ils puissent conclure des accords de parte­na­riat et rapi­de­ment travailler ensemble », détaille Gilles Toule­monde, pdg d’Inova Soft­ware. En étroite colla­bo­ra­tion avec les équipes de Lyon­bio­pôle, la PME lyon­naise a donc mis à dispo­si­tion d’ac­teurs, indus­triels ou acadé­miques, une plate­forme numé­rique dédiée aux échanges pour « faire avan­cer la recherche en mode accé­léré ». 

« Il était essen­tiel de redon­ner un lieu d’échange virtuel à des acteurs qui ont besoin de se connaître pour pouvoir déve­lop­per des solu­tions adap­tées, pour­suit Florence Agos­tino, direc­trice géné­rale de Lyon­bio­pôle. Notre objec­tif, en mettant ce type d’ou­til à dispo­si­tion de la commu­nauté, c’est d’être un rouage utile pour créer des liens, mettre en commun les savoirs-faire et compé­tences et donc progres­ser plus vite dans la lutte contre la pandé­mie, C’est une belle illus­tra­tion de ce que nous pouvons faire avec notre écosys­tème, notam­ment cette capa­cité de notre écosys­tème à travailler avec les réseaux inter­na­tio­naux et euro­péens. » 

3200 parti­ci­pants, 2650 rendez-vous

Pendant trois jours, ce sont ainsi 3200 parti­ci­pants (issus de 79 pays), dont 2140 socié­tés, qui ont pu échan­ger direc­te­ment lors de rendez-vous confi­den­tiels, via la plate­forme déve­lop­pée par Inova Soft­ware. Des acteurs diffé­ren­ciés en deux caté­go­ries selon les orga­ni­sa­teurs de l’évé­ne­ment, les socié­tés qui portent un projet inno­vant comme un nouveau diagnos­tic, trai­te­ment ou vaccin (socié­tés phar­ma­ceu­tiques, centres de recherche,…) et les four­nis­seurs, capables de servir et faci­li­ter la mise en place de ces inno­va­tions. 

Visuel de la plate­forme

Au total, plus de 2650 rendez-vous ont pu être orga­ni­sés pour mettre en rela­tion ces diffé­rents acteurs, sur un ensemble de 29 000 demandes. « Les demandes ne sont pas auto­ma­tique­ment accep­tées. Chaque parti­ci­pant est libre de choi­sir si la demande qu’il reçoit est suscep­tible de tomber dans le domaine des choses qui l’in­té­ressent, explique Gilles Toule­mondePour nous, faci­li­ter près de 3000 rendez-vous, ça dépasse très large­ment les objec­tifs qu’on s’était fixés, c’est excep­tion­nel. C’est un super message qui montre que cette indus­trie, que l’on disait pour­tant peu digi­tale, déploie tous ses moyens pour essayer de trou­ver une solu­tion. »

Lyon et l’in­fec­tio­lo­gie

Une joie parta­gée par Florence Agos­tino, co-orga­ni­sa­trice de cet événe­ment : « Avec le nombre de socié­tés repré­sen­tées, la diver­sité mondiale de l’en­semble des parti­ci­pants, cet événe­ment a mobi­lisé quasi­ment l’in­té­gra­lité des acteurs qui travaillent aujourd’­hui sur ce sujet. Peut-être que des rencontres se sont faites alors qu’elles auraient été beau­coup plus diffi­ciles à mettre en oeuvre dans un autre cadre. »

L’ini­tia­tive, partie de Lyon, rappelle la longue histoire de la ville autour de l’in­fec­tio­lo­gie. « En orga­ni­sant ce rendez-vous, même virtuel, on perpé­tue la tradi­tion de la recherche lyon­naise contre l’in­fec­tio­lo­gie, témoigne le pdg d’Inova Soft­ware. Après on ne saura jamais si un trai­te­ment plei­ne­ment effi­cace a pu voir le jour pendant cette confé­rence. La suite, c’est aux acteurs de l’écri­re… »

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