1Kuba­tor : un maillage régio­nal renforcé, des ambi­tions natio­nales affi­chées

Le réseau lyonnais 1Kubator prend pied à Strasbourg à la rentrée prochaine. Grâce à un partenariat signé avec le groupe Ebra, la société fondée en 2016 travaillera notamment sur la transformation numérique de la presse alsacienne. En multipliant les implantations régionales, 1Kubator souhaite s’affirmer comme un acteur incontournable en matière d’innovation en France.

Après Lyon, Bordeaux, Nantes, Rennes et Lille, 1Kuba­tor s’im­plante à Stras­bourg à partir de septembre. Créé en 2016 par Alexandre Four­toy, le groupe, qui se présente comme le « plus grand projet dans l’in­no­va­tion en France hors Paris », pour­suit ainsi son maillage régio­nal. « Les régions, c’est vrai­ment l’ADN d’1Ku­ba­tor, martèle le fonda­teur de la société spécia­liste des programmes d’in­cu­ba­tion pour les jeunes entre­pre­neurs. Nous voulons mettre en avant le poten­tiel des régions en matière d’in­no­va­tion. La région pari­sienne repré­sente 40% de l’éco­sys­tème de l’in­no­va­tion en France mais il y a beau­coup de très bonnes initia­tives en région, où les entre­pre­neurs n’ont, en revanche, pas les mêmes accès à l’ac­com­pa­gne­ment. »

Le réseau 1Kuba­tor s’ap­puie ainsi sur ses multiples implan­ta­tions locales pour soute­nir les projets émer­geants partout sur le terri­toire. « Il y a une vraie proxi­mité avec les entre­prises, les infra­struc­tures, les pouvoirs publics en région qu’on ne retrouve pas forcé­ment dans la capi­tale. Avec nos diffé­rentes antennes, on permet aussi aux entre­pre­neurs de rester proches de leurs lieux d’ori­gine, des villes où ils ont fait leurs études, de leurs réseaux », déve­loppe Alexandre Four­toy.

Trans­for­ma­tion numé­rique de la presse

À Stras­bourg, le réseau d’in­cu­ba­teurs de start-up va instal­ler sa nouvelle antenne dans les locaux des Dernières Nouvelles d’Al­sace, le grand quoti­dien régio­nal, grâce à un parte­na­riat signé avec le groupe Ebra (Le Progrès, le JSL, Les DNA, L’Al­sace, Le Dauphiné Libéré,…). « C’est un modèle que nous avons déjà à Bordeaux où nous sommes instal­lés au sein du groupe Sud Ouest et à Lille, chez la Voix du Nord, soutient le patron du groupe fondé à Lyon. La presse régio­nale est très impor­tante dans notre ADN. Les jour­naux sont des acteurs très implan­tés, qui ont une connais­sance très granu­laire de l’éco­no­mie locale et qui ont aussi souvent un besoin de trans­for­ma­tion, de diver­si­fi­ca­tion et d’in­no­va­tion. »

Dans ce cadre, en plus du programme d’in­cu­ba­tion (accom­pa­gne­ment, forma­tions, mento­rat et finan­ce­ment à hauteur de 25 000 euros pour chaque start-up incu­bée), 1Kuba­tor va créer un programme d’ac­cé­lé­ra­tion autour des enjeux stra­té­giques spéci­fiques des DNA. « Ce programme va recru­ter des start-up unique­ment pour travailler avec le jour­nal. Il s’adresse à toutes les start-up qui travaillent dans les solu­tions media inno­vantes, des solu­tions de contenu inno­vantes, des solu­tions publi­ci­taires, de fidé­li­sa­tion, d’abon­ne­ment, de distri­bu­tion,… », détaille Alexandre Four­toy

Une présence dans 10 villes d’ici 2022

Cette nouvelle implan­ta­tion régio­nale témoigne de la stra­té­gie ambi­tieuse du groupe lyon­nais, qui espère être présent dans dix villes d’ici deux ans. « Si tout se passe bien, on devrait arri­ver à faire trois villes supplé­men­taires sur 2021–2022. Nous avons prévu d’ou­vrir à Marseille, Mont­pel­lier et Toulouse. L’idée, c’est que le réseau soit terminé en 2022, expose le diri­geant-fonda­teur. On a l’objec­tif à terme d’in­ves­tir dans 200 start-up par an (90 aujourd’­hui), ce qui repré­sen­te­rait chaque année plus de 5 millions d’eu­ros par an. »

Le réseau affirme être solli­cité par de nombreuses villes en France et réflé­chit désor­mais à de nouvelles méthodes d’im­plan­ta­tion. « Nous allons propo­ser un système de fran­chise pour des incu­ba­teurs indé­pen­dants. Cela nous permet­tra d’ap­por­ter notre savoir-faire, nos solu­tions, finan­ce­ments et programmes dans des villes plus petites. On ne possè­dera pas l’in­cu­ba­teur mais on travaillera avec des incu­ba­teurs locaux. Nous allons tester le concept d’abord sur une ville, à Lorient, pour ensuite l’étendre à plusieurs villes de France. » Des belles pers­pec­tives de crois­sance pour le jeune réseau lyon­nais.

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