Implants chirur­gi­caux : OPA amicale de Medtro­nic sur Medi­crea

Medi­crea bien­tôt sous pavillon irlan­dais. Sauf contre OPA ou refus des action­naires de vendre leurs actions, la société de Denys Sour­nac (photo), spécia­li­sée dans la chirur­gie de la colonne verté­brale, devrait passer sous le contrôle de Medtro­nic, l’un des leaders mondiaux des tech­no­lo­gies médi­cales, d’ici à la fin de l’an­née 2020. 

Rien qu’a­vec l’ap­port du fonda­teur et des cadres diri­geants de Medi­crea, le groupe irlan­dais est assuré de contrô­ler 44,4% des actions de l’en­tre­prise. Les conseils d’ad­mi­nis­tra­tion des deux entre­prises basées à Lyon pour Medi­crea et Dublin pour Medtro­nic, ont approuvé à l’una­ni­mité l’opé­ra­tion. Dans le cadre d’une OPA amicale, Medtro­nic cherche à acqué­rir la tota­lité des actions en circu­la­tion au prix de 7 € l’ac­tion. Un prix qui repré­sente une prime de 22% par rapport au dernier cours coté du 14 juillet et de 56% par rapport aux trois mois précé­dents. L’offre sera dépo­sée auprès de l’AMF en septembre 2020. Le temps d’ob­te­nir toutes les auto­ri­sa­tions régle­men­taires, l’opé­ra­tion devrait être bouclée d’ici à la fin de l’an­née 2020.

Usine flam­bant neuve à Rillieux

Medi­crea a réalisé un chiffre d’af­faires de 32,7 millions d’eu­ros en 2019 avec un EBITDA de 3,1 millions d’eu­ros et un résul­tat net de – 15,6 millions d’eu­ros. Au 1er semestre, Covid-19 oblige, l’ac­ti­vité a chuté de 18% à 13,2 millions d’eu­ros, avec un rebond de 3% au mois de juin. L’en­tre­prise possède sa propre unité de produc­tion ultra-moderne à Lyon (Rillieux-la-Pape), consa­crée à l’usi­nage et au déve­lop­pe­ment d’im­plants sur mesure par impres­sion 3D à partir de poudre de titane.

En asso­ciant la puis­sance d’ana­lyse des outils infor­ma­tiques et des tech­no­lo­gies de big data et de deep lear­ning, à la masse de données cliniques que la Société collecte, ainsi qu’aux données scien­ti­fiques dispo­nibles, Medi­crea est bien posi­tionné pour renfor­cer l’ef­fi­ca­cité des trai­te­ments du rachis en rédui­sant les compli­ca­tions chirur­gi­cales et en limi­tant le temps passé en salle d’opé­ra­tion. L’en­tre­prise de Denys Sour­nac assure la concep­tion, la fabri­ca­tion inté­grée et la distri­bu­tion de plus de 30 familles de dispo­si­tifs implan­tables homo­lo­gués par la FDA, qui ont été utili­sés à ce jour dans plus de 175 000 inter­ven­tions chirur­gi­cales à travers le monde. Elle emploie 175 personnes, dont 35 au sein de sa filiale Medi­crea USA Corp., basée à New York.

De son côté, Medtro­nic, est l’un des leaders mondiaux des tech­no­lo­gies, solu­tions et services médi­caux. Le groupe irlan­dais emploie plus de 90 000 personnes au service des méde­cins, des établis­se­ments de santé et des patients dans plus de 150 pays. Il se donne pour mission de « soula­ger la douleur, réta­blir la santé et prolon­ger la vie de millions de personnes à travers le monde ». L’in­té­gra­tion de Medi­crea dans Medtro­nic confor­tera un groupe euro­péen dans le domaine de la santé avec l’ap­port, de la part de Medi­crea, d’un savoir-faire et de compé­tences recon­nus en matière d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle, de modé­li­sa­tion prédic­tive et d’im­plants rachi­diens person­na­li­sés. Suspen­due mercredi, jour de l’an­nonce du projet d’OPA amicale de Medtro­nic, la cota­tion de Medi­crea doit reprendre le vendredi 17 juillet.