Safe­hear protège les indus­triels des risques audi­tifs

Le concept

Avec Safe­hear, Héléna Jerome et son asso­cié Antoine Kuhnast apportent une nouvelle solu­tion dans la protec­tion audi­tive. « Les sala­riés dans les usines ou les entre­pôts bruyants sont expo­sés à des risques audi­tifs toute la jour­née, notam­ment lorsqu’ils doivent reti­rer leur protec­tion pour inter­agir avec leur envi­ron­ne­ment ou commu­niquer avec un collègue », précise la diri­geante. La start-up déve­loppe ainsi un nouveau dispo­si­tif, une oreillette connec­tée, à desti­na­tion du marché indus­triel, pour simpli­fier les échanges dans un espace bruyant et amélio­rer les condi­tions de travail des ouvriers. 

Pourquoi ça va carton­ner ?

La tech­no­lo­gie déve­lop­pée par Safe­hear permet d’at­té­nuer les bruits para­sites alen­tours pour se concen­trer unique­ment sur la voix de l’in­ter­lo­cu­teur. « Dès qu’un sala­rié va s’ap­pro­cher de son collègue, la commu­ni­ca­tion va se faire auto­ma­tique­ment, sans même appuyer sur un bouton. Lorsque des personnes travaille­ront en binôme ou en trinôme autour d’une même machine, elles pour­ront parler natu­rel­le­ment et les autres à proxi­mité (jusqu’à une dizaine de mètres) pour­ront les entendre », explique Héléna Jerome. Un dispo­si­tif « facile d’usage » que la jeune start-up lyon­naise souhaite inté­grer aux équi­pe­ments des ouvriers. « La sécu­rité et le bien-être au travail consti­tuent de vrais enjeux aujourd’­hui. Le bruit est reconnu comme une mala­die profes­sion­nelle et peut entraî­ner des patho­lo­gies comme la surdité ou des acou­phènes. Et une fois endom­ma­gée, l’oreille ne se répare pas. »

Design et ergo­no­mie en cours de réali­sa­tion

L’actu

L’équipe de Safe­hear (deux asso­ciés, trois stagiaires) planche actuel­le­ment sur la partie R&D et travaille en étroite colla­bo­ra­tion avec un bureau d’études, un labo­ra­toire de recherche et un four­nis­seur de compo­sants élec­tro­niques pour fina­li­ser son proto­type. « On aime­rait pouvoir le faire tester d’ici six mois à une dizaine d’en­tre­prises. On a déjà recueilli des marques d’in­té­rêts de plusieurs socié­tés (Serfim recy­clage, Boeh­rin­ger, U-Logis­tique,…) qui ont validé le besoin et qui sont inté­res­sées par un test. On espère ainsi pouvoir vali­der l’usage et l’in­té­gra­tion de notre dispo­si­tif dans le quoti­dien des sala­riés », pour­suit la diri­geante. 

Le finan­ce­ment

La start-up, finan­cée et accom­pa­gnée au sein de la struc­ture 1kuba­tor à la Part-Dieu, est suivie par de nombreux parte­naires (Apicil, Crédit Mutuel, Région Auvergne-Rhône-Alpes, réseau Pépite). « C’est une source de moti­va­tion de voir des acteurs pareils nous accom­pa­gner et recon­naître l’in­té­rêt du projet », évoque Héléna Jerome. Safe­hear a par ailleurs remporté le prix du busi­ness model inno­vant EDF en 2019. La start-up prévoit de vendre son oreillette aux indus­triels sous forme de contrat de loca­tion.

La diri­geante

Jeune diplô­mée de l’IAE de Grenoble avec un Master mana­ge­ment de l’in­no­va­tion, Héléna Jerome a fondé Safe­hear avec son asso­cié Antoine Kuhnast, étudiant en école d’in­gé­nieur à Grenoble. Les deux fonda­teurs se sont rencon­trés lors d’un concours d’en­tre­pre­neu­riat étudiant.

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