9 touristes sur 10 étaient Français cet été en Auvergne-Rhône-Alpes

Un premier bilan correct pour la fréquen­ta­tion touris­tique en juillet/août dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est ce qui ressort du sondage effec­tué auprès de 850 profes­sion­nels par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. Alors qu’en juin, seule­ment 37 % se décla­raient opti­mistes, 7 profes­sion­nels sur 10 estiment aujourd’­hui que la fréquen­ta­tion a été bonne. Sans surprise, c’est une clien­tèle à 91 % française qui a pris des vacances dans la région. En juillet, 46 % des clients sont restés à l’in­té­rieur de leur propre région et 31 % en août (contre 25 % de clien­tèle régio­nale, les autres années). A contra­rio, la clien­tèle inter­na­tio­nale n’a repré­senté que 9 % des nuitées (contre 22 % en août 2019), avec un repli des Néer­lan­dais et un nombre de Britan­niques faible. Seuls les Belges ont affi­ché une belle présence sur le terri­toire régio­nal.

Hôtels remplis à 38 % à Lyon

Côté héber­ge­ment, les gîtes et les meublés ont fait un carton plein avec un taux d’oc­cu­pa­tion de 61 % en août (juste un peu infé­rieur aux 67 % de 2019). L’hé­ber­ge­ment loca­tif est en pointe (gîtes, chambres d’hôtes et meublés) à 68 %. Les rési­dences de tourisme et les héber­ge­ments collec­tifs (villages vacances, etc) font mieux que prévu (64 % contre 60 % l’an dernier) avec une préfé­rence marquée pour les chalets et mobile-homes quand les tentes nues sont en chute. Quant aux hôtels, ils ont surtout bien travaillé en montagne (70 % de taux d’oc­cu­pa­tion en Savoie, voire 90 % dans le Puy-de-Dôme). En revanche, dans les grandes villes l’ac­ti­vité hôte­lière a souf­fert : 38 % de taux d’oc­cu­pa­tion à Lyon.

Côté acti­vi­tés, c’est l’out­door qui a été plébis­cité, les randon­nées pédestres, à vélo et toutes les acti­vi­tés liées à l’eau. La consom­ma­tion, elle, s’ins­crit en baisse. De même, la fréquen­ta­tion des hauts lieux touris­tiques a été miti­gée, en partie sans doute à cause des condi­tions plus diffi­ciles de visite. D’une façon géné­rale, les touristes ont privi­lé­gie les courts séjours et les réser­va­tions de dernières minutes. Reste l’in­connu du mois de septembre qui est entière pour l’ins­tant. Les profes­sion­nels du tourisme disposent de très peu de visi­bi­lité sur l’ac­ti­vité de la fin de l’été, la clien­tèle déci­dant au dernier moment de sa desti­na­tion.

Long travail de reconquête

Au final, Lionel Flas­seur estime que le verre est plutôt à moitié plein : « la fréquen­ta­tion obser­vée cet été a été globa­le­ment satis­fai­sante avec des taux d’oc­cu­pa­tion plutôt élevés, même s’il peut y avoir quelques diffé­rences selon les terri­toires. L’ef­fort des profes­sion­nels pour garan­tir la sécu­rité sani­taire de leurs clients a payé. De même, la mobi­li­sa­tion collec­tive des insti­tu­tions touris­tiques pour mieux faire connaître les offres de tourisme et de loisirs de notre région aux clien­tèles de proxi­mité a égale­ment porté ses fruits ». Mais ce n’est pas demain que le tourisme retrou­vera ses niveaux d’ac­ti­vité d’avant la crise sani­taire.

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