Nutri­sens : nouvelle acqui­si­tion en Espagne pour Georges Devesa

Nutri­sens fêtera ses 10 ans l’an prochain. Filiale à 60% d’Evolem (*), le fonds d’in­ves­tis­se­ment de Bruno Rous­set, l’en­tre­prise prési­dée par Georges Devesa (photo) boucle sa première décen­nie d’exis­tence en mettant réso­lu­ment le cap sur la crois­sance externe et le déve­lop­pe­ment en Europe. Après une première acqui­si­tion en Espagne avec le rachat de Vege­nat Heal­th­care, spécia­liste de la nutri­tion clinique, début 2018, Nutri­sens vient de fina­li­ser une deuxième opéra­tion de crois­sance externe en s’of­frant IPCO en Extra­ma­dura, à proxi­mité de la fron­tière portu­gaise. Rache­tée à 100%, l’en­tre­prise emploie 38 personnes et pèse 8 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires.

Et Georges Devesa d’ex­pliquer : « le rachat d’IPCO fait partie de notre stra­té­gie de déve­lop­pe­ment géogra­phique et de struc­tu­ra­tion indus­trielle. Cette acqui­si­tion renforce l’ex­per­tise de Nutri­sens à diffé­rents niveaux : elle engendre des oppor­tu­ni­tés commer­ciales avan­ta­geuses, elle accen­tue nos capa­ci­tés de Recherche & Déve­lop­pe­ment et elle confère un nouveau site de produc­tion indus­triel ». Un site qui se rajoute aux quatre que possède Nutri­sens dans l’Hexa­gone (trois en Bour­gogne et un dans la Vienne), soit 340 colla­bo­ra­teurs en tout avec un siège social à Fran­che­ville et un chiffre d’af­faires qui dépas­sera les 85 millions d’eu­ros avec IPCO.

Crois­sances externes et recru­te­ments

L’in­ter­na­tio­nal repré­sente près d’un tiers du total de l’ac­ti­vité avec une présence dans vingt pays. « Nous avons d’autres projets de crois­sances externes et de déve­lop­pe­ment à l’ex­port, notam­ment en Amérique latine où le groupe a déjà investi le marché », précise Georges Devesa. Des déve­lop­pe­ments qui vont s’ac­com­pa­gner d’une campagne de recru­te­ment d’une dizaine de personnes d’ici à la fin de l’an­née.

L’am­bi­tion est clai­re­ment affi­chée : il s’agit de deve­nir leader euro­péen de la nutri­tion santé, qu’il s’agisse de nutri­tion médi­cale (dénu­tri­tion, dyspha­gie, …)  ou de régimes spéci­fiques (sans sel, sans aller­gènes). Tout en privi­lé­giant le goût et le plai­sir de manger, Nutri­sens joue la carte de l’in­no­va­tion, en faisant appel à des chefs cuisi­niers, diété­ti­ciens, ingé­nieurs et experts en nutri­tion santé pour une carte qui comporte plus que 900 produits fabriqués dans les usines du groupe avant d’être vendus en Ehpad, dans les hôpi­taux et à domi­cile.

Quant à la conjonc­ture de l’en­tre­prise, post confi­ne­ment, Georges Devesa recon­nait qu’elle est « compliquée, comme pour la plupart des entre­prises ».

(*) les autres action­naires de Nutri­sens sont Unigrains ainsi que les fonda­teurs et mana­gers de l’en­tre­prise.

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