LE MENSUEL DES POUVOIRS LYONNAIS

Intrum : Le « retour aux sources » de Jean-Luc Ferraton

Publié le 15 octobre 2020

Ex-DRH du leader européen du recouvrement de créances Intrum basé en Suède, Jean-Luc Ferraton est depuis peu le nouveau directeur général France du groupe. Un retour à Lyon avec la mission de faire progresser l’activité d’un métier « dont l’image est en train de changer ».

Après avoir passé dix ans à Stockholm au siège d’Intrum en charge des RH du numéro un européen du recouvrement de créances, Jean-Luc Ferraton revient à Lyon avec la nouvelle casquette de directeur général France du groupe suédois. « Un retour aux sources » pour celui qui a également été DRH du groupe Jtekt à Irigny.

Sa mission : poursuivre le développement d’Intrum sur le marché français considéré comme à « très fort potentiel » : «Si l’externalisation des recouvrements de créances fait partie de la culture des pays du nord, ce n’est pas encore le cas en France où seulement 10% des entreprises font appel à des spécialistes pour les relances d’impayés », souligne Jean-Luc Ferraton, dont les équipes interviennent dans le cas de créances entre entreprises ou auprès des particuliers, notamment pour le compte d’opérateurs de téléphonie et les fournisseurs d’énergie.

« Notre image s’améliore »

Numéro 2 du secteur en France avec 650 collaborateurs et environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, Intrum (qui réalise 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel dans le monde), a la volonté de croître rapidement. Notamment par croissance externe. « Le secteur est actuellement dans une phase de consolidation. Nous restons donc à l’écoute », commente Jean-Luc Ferraton.

Et si le recouvrement de créance souffre toujours d’une réputation largement contrastée, le dirigeant fait valoir des méthodes qui ont évolué. « Notre image s’améliore. Cela ne fait jamais plaisir d’être relancé pour un impayé, mais nous nous positionnons davantage comme des médiateurs. Nous voulons aussi assurer un service de qualité et faire de la pédagogie auprès des débiteurs. Il ne faut pas oublier que les entreprises nous confient ce qu’ils ont de plus précieux : leurs clients », détaille Jean-Luc Ferraton.

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