Côme Fouques lève 35 millions d’eu­ros pour son robot comp­table

Après avoir déjà levé 10 millions d'euros en 2019, le fondateur d'Indy, qui a mis au point une solution de comptabilité pour les indépendants, boucle cette fois un tour de table de 35 millions d'euros. Avec l’ambition d'accélérer son déploiement en France et de se lancer à la conquête du marché US.

Une levée de fonds de 35 millions d’eu­ros, un chan­ge­ment de nom de Georges.tech pour Indy, une centaine de recru­te­ments prévus cette année à Lyon ainsi qu’une arri­vée sur le marché US… On peut dire que Côme Fouques entre ces jours-ci dans une nouvelle dimen­sion avec son robot comp­table pour les indé­pen­dants (avocats, méde­cins, plom­biers, infir­miers, graphis­tes…). Un logi­ciel de tenue de comp­ta­bi­lité et de décla­ra­tions en ligne, présenté comme un « Bour­so­rama de la comp­ta­bi­lité » et qui vise, ni plus ni moins, à se substi­tuer à l’ex­pert-comp­table en chair et en os. « A la diffé­rence des PME qui ont besoin de la dimen­sion de conseil d’un expert-comp­table, les indé­pen­dants ont des attentes très simples : un outil facile d’uti­li­sa­tion avec un service client réac­tif en cas de ques­tion, la possi­bi­lité d’avoir des indi­ca­teurs en temps réel et enfin un prix acces­sible. Et nous sommes jusqu’à cinq fois moins cher qu’un comp­table tradi­tion­nel », avance Côme Fouques, qui reven­dique 40 000 clients.

« Début de l’aven­ture »

Lancé sous le nom de Georges.tech en 2016, la société a fait le choix de se renom­mer en Indy car il indique plus clai­re­ment la clien­tèle cible de la start-up. « On recense 6 millions d’in­dé­pen­dants en France, nous en sommes donc qu’au début de l’aven­ture », veut croire le diri­geant de 33 ans, décidé à aller vite : dix-huit mois seule­ment après une levée de fonds de 10 millions d’eu­ros, Indy (120 colla­bo­ra­teurs, chiffre d’af­faires gardé confi­den­tiel) vient, cette fois-ci, de boucler un tour de table de 35 millions d’eu­ros auprès de ses inves­tis­seurs histo­riques – Alven et Kerala Ventures – et d’un nouvel entrant, Singu­lar.

« On a toutes les cartes en main »

Une somme qui doit permettre à Côme Fouques et les trois autres cofon­da­teurs du robot comp­table d’en­trer dans une phase d’hy­per­crois­sance. « Avec mes asso­ciés, nous avons toujours eu pour projet de bâtir une « grande entre­prise ». Cette levée de fonds nous donne des moyens finan­ciers dignes des plus belles star­tups françaises. On a donc toutes les cartes en main pour deve­nir un leader de la comp­ta­bi­lité », avance-t-il, ambi­tieux. Une accé­lé­ra­tion qui devrait se maté­ria­li­ser par une centaine de recru­te­ments (commer­ciaux, déve­lop­peurs, chefs de produit, accom­pa­gne­ment des clients…) dans les prochains mois. Le groupe basé à la Part-Dieu prévoit ainsi de passer le cap des 200 colla­bo­ra­teurs d’ici à la fin de l’an­née.

« Oppor­tu­nité excep­tion­nelle »

Cette grosse levée de fonds doit aussi permettre à Indy de déve­lop­per des solu­tions pour davan­tage de régimes fiscaux (comme les arti­sans par exemple) et ajou­ter de nouvelles fonc­tion­na­li­tés à son logi­ciel. Autre grand projet de Côme Fouques : la conquête des États-Unis, avec des premiers pas prévus avant la fin de l’exer­cice 2021. « Il existe plusieurs simi­la­ri­tés avec le système fiscal français et améri­cain. Nous allons donc essayer de repro­duire ce que l’on a fait en France, mais dans un marché beau­coup plus impor­tant. C’est une oppor­tu­nité excep­tion­nelle pour deve­nir un cham­pion mondial dans sa caté­go­rie », annonce-t-il.

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