Froi­labo : le vaccin fait s’en­vo­ler les commandes

Seule société française à conce­voir et commer­cia­li­ser des congé­la­teurs très-basse tempé­ra­ture, indis­pen­sables à la conser­va­tion des vaccins Pfizer-Moderna contre la Covid, l’en­tre­prise Froi­labo, basée à Meyzieu, voit son acti­vité redou­bler d’in­ten­sité ces dernières semaines. « C’est une énorme oppor­tu­nité pour un produit phare de l’en­tre­prise. On met tout en place pour augmen­ter notre capa­cité de produc­tion et répondre à la demande », détaille Anto­nin Duval, direc­teur géné­ral du site Froi­labo-Meyzieu. Les congé­la­teurs de la PME de 80 sala­riés, capables de stocker entre 200 000 et 300 000 doses du vaccin et vendus 10 000 euros l’unité, sont aujourd’­hui comman­dés aux quatre coins du globe, à desti­na­tion des hôpi­taux, centres de vacci­na­tion et labo­ra­toires de recherche. 

« Multi­plier notre acti­vité par 3 ou 4 en 2022 »

« On doit s’adap­ter en interne et s’or­ga­ni­ser en consé­quences pour avoir les ressources néces­saires, c’est un sacré chal­lenge », pour­suit Anto­nin Duval. Dirigé par Chris­tophe Roux, le groupe lyon­nais (8 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2020, 2 sites en France et une usine en Rouma­nie) écoule entre 50 et 70 appa­reils par mois et mise sur une crois­sance de l’ordre de 15 à 20% pour cette année. « Ça nous semble tout à fait dans nos cordes par rapport aux oppor­tu­ni­tés de marché. On pense qu’on rentre dans une période de plusieurs années où la demande ne va faire que s’in­ten­si­fier, pour­suit Anto­nin Duval, direc­teur du site de Meyzieu. Il va y avoir un besoin stra­té­gique de s’équi­per de ce type d’ins­tru­ments pour les insti­tu­tions et gouver­ne­ments. On imagine qu’on peut multi­plier notre acti­vité par 3 ou par 4 à partir de 2022. »

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