Stéphane Bohbot ne lâche pas Lyon

L'entrepreneur lyonnais à succès, désormais basé à Paris, vient d'investir près de 10 millions d'euros à Décines dans le nouveau hub logistique de son groupe Innov8, spécialisé dans la distribution d'accessoires pour mobiles et d'objets connectés.

Sa vie est pari­sienne depuis plusieurs années – son bureau sur les Champs Élysées avec vue sur la Tour Eiffel – mais Stéphane Bohbot, le patron du groupe Innov8 (300 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires, 200 colla­bo­ra­teurs) a toujours gardé un pied à Lyon avec la présence, à Dardilly, du siège du distri­bu­teur de smart­phones, d’ac­ces­soires mobiles et objets connec­tés Extenso Télé­com (70 colla­bo­ra­teurs). Un ancrage dans sa ville d’ori­gine que Stéphane Bohbot vient de renfor­cer en inves­tis­sant « près de 10 millions d’eu­ros » dans un nouveau hub logis­tique à Décines. Un entre­pôt de 8000 m2 qui regroupe l’en­semble des acti­vi­tés logis­tiques d’Ex­ten­sion Télé­com mais aussi d’Ascen­deo, une autre de ses entre­prises spécia­li­sée la distri­bu­tion d’ac­ces­soires de télé­pho­nie mobile. « Nous avons déjà créé une tren­taine d’em­plois sur la zone. », rapporte-t-il.

Tout démarre au Café des Négo­ciants

Abonné au clas­se­ment des plus grandes fortunes françaises établi tous les ans par le maga­zine Chal­lenges (avec un patri­moine estimé à 110 millions d’eu­ros), Stéphane Bohbot a eu son déclic entre­pre­neu­rial sur la terrasse du café des Négo­ciants (Lyon 2e) en 1997. Atta­blé avec quelques amis, il observe amusé le peu de diver­sité des sonne­ries des télé­phones portables d’alors, qui se résu­maient à de tristes mélo­dies en “bip bip bip”. « Je me suis dit que ce serait génial d’avoir le dernier tube à la mode comme sonne­rie. » Il a alors 23 ans et fonde à partir de cette idée sa première société qu’il reven­dra cinq ans plus tard… 30 millions d’eu­ros à un groupe japo­nais. Il monte ensuite une seconde société, spécia­li­sée cette fois dans la distri­bu­tion d’ac­ces­soires pour mobiles. Entre­prise qu’il déve­loppe quelques années avant une cession en 2012, pour la somme de 100 millions d’eu­ros cette fois. Un pactole qui lui permet de mettre la main, fin 2012, sur Exten­soTe­le­com, à l’époque dans le giron de Bouygues Tele­com. Un gros­siste désor­mais incon­tour­nable sur le marché des télé­coms et du high-tech qui abreuve plus de 2700 points de vente en France.

Remonter