Vicat progresse en 2020 et inves­tit en 2021

Le cimentier basé à l’Isle d’Abeau affiche une croissance de chiffre d’affaires de 2,4% à 2,8 milliards € en 2020 avec un résultat net consolidé en hausse de 7,7% à 172 millions. Ses investissements industriels devraient s’élever à 365 millions € en 2021.

Tous les cligno­tants sont au vert pour Vicat. Le groupe cimen­tier a réalisé un exer­cice 2020 en progres­sion, tant en termes d’ac­ti­vité que de renta­bi­lité. A 2,8 milliards d’eu­ros, le chiffre d’af­faires conso­lidé progresse de 2,4% et même de 5,5% à péri­mètre et taux de change constants, avec un EBITDA de 557 millions € en crois­sance de 5,9% et un résul­tat net conso­lidé de 172 millions d’eu­ros (+7,7% et + 16,3% à péri­mètre et taux de change constants). La capa­cité d’au­to­fi­nan­ce­ment s’ap­pré­cie, elle aussi, de 8,3% à 461 millions d’eu­ros. Si Vicat, présent dans 12 pays dans le monde, réalise ainsi un bel exer­cice dans un contexte excep­tion­nel, c’est aussi parce que l’in­ter­na­tio­nal repré­sente près de 64% de son acti­vité.

En France propre­ment dite, l’ac­ti­vité a reculé de 2,4%, alors qu’elle progresse dans le reste de l’Eu­rope (+ 5,6%), dans les Amériques (+ 8%), en Afrique (+ 20,4%). Stabi­lité en zone Médi­ter­ra­née (+ 1,1%) et recul en zone Asie (- 7,1%). Guy Sidos, PDG de Vicat souligne « la rési­lience et l’agi­lité » du groupe qui « lui ont permis d’adap­ter son orga­ni­sa­tion pour conci­lier protec­tion sani­taire, effi­ca­cité et renta­bi­lité en réus­sis­sant des ajus­te­ments rapides comme la relo­ca­li­sa­tion de son siège social pari­sien à l’Isle d’Abeau. Dans le même temps, la gouver­nance de Vicat a été renfor­cée et les tran­si­tions écolo­giques et numé­riques accé­lé­rées ». De même la bonne tenue de la capa­cité d’au­to­fi­nan­ce­ment a permis de « relan­cer des programmes d’in­ves­tis­se­ments de produc­ti­vité impor­tants pour le futur ».

5 millions d’eu­ros inves­tis à Lyon

Un mouve­ment qui devrait se pour­suivre en 2021 avec des inves­tis­se­ments indus­triels atten­dus en hausse par rapport à l’an dernier. Ils devraient s’éta­blir autour de 365 millions d’eu­ros et concer­ner aussi bien les Etats-Unis, que l’Inde et d’une façon géné­rale les projets liés aux objec­tifs de réduc­tion de son empreinte carbone.

C’est ainsi que 2020 a été marquée par le lance­ment d’une plate­forme multi-acti­vi­tés de Vicat à Lyon (port Edouard-Herriot sur le terri­toire de la commune de Saint-Fons) repré­sen­tant un inves­tis­se­ment de 5 millions d’eu­ros avec une centrale béton qui produira notam­ment la nouvelle gamme de bétons bas carbone DECA pour le sud du Grand Lyon.

Pour l’exer­cice en cours (celui-ci restera très dépen­dant de l’évo­lu­tion de la crise sani­taire), Vicat table sur une acti­vité qui « devrait rester bien orien­tée sur l’en­semble de 2021 en France ».

Présent sur trois métiers prin­ci­paux -ciment, béton prêt à l’em­ploi et granu­lats- Vicat emploie plus de 9 000 personnes en France (dont près de 500 à l’Isle d’Abeau qui abrite le centre de R & D et le siège du groupe), Suisse, Italie, Etats-Unis, Turquie, Egypte, Séné­gal, Mali, Mauri­ta­nie, Kaza­khs­tan, Inde et Brésil. Le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion propose de main­te­nir le divi­dende à 1,50 € par action.

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