Agro-Alimen­taire : Marti­net ne connait pas la crise

Après une activité stable en 2020 à 178 millions € de chiffre d’affaires avec 15 millions € d’investissement dans l’agrandissement de son site de Saint-Quentin-Fallavier, Pierre Martinet prévoit une croissance de 3 à 4% cette année. Avec un renforcement de ses gammes bio et végétale. Et 180 recrutements saisonniers sont programmés pour cet été.

Certes, dans ses objec­tifs d’avant Covid-19, Pierre Marti­net visait une crois­sance de 6% en 2020. Au final, le chiffre d’af­faires est resté quasi­ment stable à 178 millions €. Ce qui consti­tue, en soi, une belle perfor­mance dans un contexte sani­taire pour le moins diffi­cile. Et le trai­teur intrai­table a appré­cié de pouvoir comp­ter sur la mobi­li­sa­tion de ses 710 sala­riés répar­tis en cinq sites de produc­tion : Saint-Quen­tin-Falla­vier pour la marque Marti­net où est implanté aussi le siège du groupe, Chapo­nost (Randy), Montar­gis (Louis Lemoine) et les deux sites vendéens (La Belle Henriette). Un outil de produc­tion qui a béné­fi­cié d’un impor­tant inves­tis­se­ment d’agran­dis­se­ment dans le site prin­ci­pal pour 15 millions €. Histoire d’ac­com­pa­gner le déve­lop­pe­ment régu­lier de l’en­tre­prise qui a produit 77 000 tonnes de salades l’an dernier auxquelles il faut ajou­ter 3 600 tonnes de char­cu­te­rie et  2 400 tonnes de pâtis­se­rie salée.

2/3 de femmes à la direc­tion

Pour 2021, le trai­teur intrai­table prévoit une « crois­sance raison­nable de 3 à 4% ». Pierre Marti­net vise à la fois la crois­sance interne et la crois­sance externe. Et ne cache pas être « en recherche avec une prio­rité du côté de l’Es­pagne ». D’ores et déjà, l’en­tre­prise annonce 180 recru­te­ments saison­niers pour cet été, dont 30 contrats d’adap­ta­tion. Présent dans le végé­tal depuis 2017 et le bio depuis 2018, Pierre Marti­net complète ces deux gammes avec de nouveaux produits. Côté végé­tal, la nouveauté c’est un taboulé à l’avo­cat. La gamme évasion propose, elle, une salade de carottes coco­nut. La gamme bio s’en­ri­chit d’une salade de bette­raves origine France. Autre nouveauté, la gamme Veggie avec un taboulé au ched­dar à l’in­dienne. Marti­net prend sa part aussi dans la réduc­tion des plas­tiques en suppri­mant tous ses couvercles en plas­tique.

Pour ce qui est des inves­tis­se­ments publi­ci­taires, Marti­net fait quelques infi­dé­li­tés à M6, son parte­naire de longue date et joue la carte TF1 cette année. Deux vagues de commu­ni­ca­tion spon­so­ring sont program­mées en avril (autour de la fiction du lundi soir) et en août (début de soirée, le samedi, 50’ Inside), soit quelque 208 passages. La commu­ni­ca­tion sera aussi forte­ment digi­tale avec de l’e-influence d’avril à juin autour d’am­bas­sa­deurs pour les marques végé­tal, bio et évasion et une refonte du site inter­net marti­net.fr à partir de mai. Histoire de confor­ter une noto­riété et des parts de marché appré­ciables : 3 Français sur 4 connaissent la marque Marti­net et plus de 1 million de Français consomment ses salades. Enfin, en ce mois de mars, où il est beau­coup ques­tions d’éga­lité hommes/femmes, Pierre Marti­net n’est pas peu fier de rappe­ler que la direc­tion de l’en­tre­prise compte 8 femmes pour 4 hommes et que l’en­tre­prise compte 327 sala­riées sur un effec­tif total de 710 personnes.

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