Boeh­rin­ger Ingel­heim pour­suit ses inves­tis­se­ments à Lyon

Le groupe familial allemand affiche une croissance de 3% en 2020 à 19,5 milliards € de chiffre d’affaires avec une hausse de 12,5% de son résultat après impôt en glissement annuel. Poursuite de l’investissement majeur dans un nouveau site de vaccins vétérinaires à Jonage et réflexion en cours sur les différents sites lyonnais. Objectif : renforcer les capacités de bioprodution à Lyon.

Erick Lelouche, président de Boeh­rin­ger Ingel­heim en France résume en quelques mots l’an­née écou­lée pour le groupe phar­ma­ceu­tique fami­lial alle­mand : « une dyna­mique posi­tive pour le groupe en France, malgré le contexte sani­taire ». Présent à la fois en santé humaine et animale (Boeh­rin­ger Ingel­heim a racheté Merial, leader dans les vaccins vété­ri­naires en 2017), le labo­ra­toire alle­mand a réalisé une crois­sance de 3% de son chiffre d’af­faires à 19,57 milliards € l’an dernier (+ 5,6% hors effet devises). Quant au résul­tat après impôt, il ressort en hausse de 12,5% en glis­se­ment annuel à 3 milliards €. Et, surtout, Boeh­rin­ger Ingel­heim a réalisé son plus gros inves­tis­se­ment histo­rique en R & D l’an dernier à 3,7 milliards €, soit 7% de plus qu’en 2019, entre autres dans la recherche de théra­pies poten­tielles contre le Covid.

>>>À lire aussi : Le Grand Entre­tien de Lyon Déci­deurs avec Erick Lelouche, président de Boeh­rin­ger Ingel­heim en France

Plus de 230 millions € inves­tis à Jonage

Les inves­tis­se­ments sont aussi indus­triels et cela concerne direc­te­ment la région lyon­naise avec un chan­tier majeur : la construc­tion d’un nouveau site de produc­tion de vaccins vété­ri­naires à Jonage contre la fiève aphteuse et d’autres mala­dies infec­tieuses animales. Un inves­tis­se­ment stra­té­gique de plus de 230 millions € avec les premiers lots qui devraient sortir des lignes de produc­tion début 2023. Avec, à la clé, une centaine de créa­tions d’em­ploi.

Une réflexion est aussi enga­gée sur l’en­semble des sites du groupe alle­mand, présent en région lyon­naise (santé animale) et toulou­saine (santé humaine). « Nous travaillons égale­ment sur la feuille de route de nos sites de Saint-Priest et de Lentilly avec, à terme, l’objec­tif de concen­trer nos acti­vi­tés et de renfor­cer nos capa­ci­tés de biopro­duc­tion dans la région, explique Erick Lelouche. Nous réflé­chis­sons à plusieurs options de recon­ver­sion pour notre site histo­rique de Lyon-Gerland où Merial avait ses premiers labo­ra­toires et auquel nous enten­dons bien donner une deuxième vie après l’ar­rêt de la dernière acti­vité de produc­tion de cette unité, fin 2020 ».

Cette phase de réflexion va se pour­suivre jusqu’à la fin du 1er semestre de cette année. Vien­dra ensuite le temps d’éven­tuelles adap­ta­tions avec l’idée de confor­ter la spécia­li­sa­tion les deux sites français du groupe. Toulouse se renfor­cera sur son cœur de métier : la phar­ma­cie humaine, tandis que la région lyon­naise sera confir­mée dans sa voca­tion biolo­gique et vété­ri­naire, la France restant une place forte du groupe alle­mand.

Remonter