Finance : La Banque Popu­laire Auvergne Rhône Alpes en forme

Avec un repli d’activité limité à 1,3% à 680 millions € et un résultat net qui ne recule que de 15% à 108 millions €, la BPAURA a bien résisté à la crise et distribué pour 2,5 milliards € de PGE à 20 000 entreprises. L’année 2020 a aussi été marquée par la création de la Banque de la Transition Energétique -BTE- et la création de sa Fondation d’entreprise.

« On sous-estime la rési­lience et la résis­tance des entre­prises. On a quand même de bonnes surprises », déclare Daniel Karyo­tis, direc­teur géné­ral de la Banque Popu­laire Auvergne Rhône Alpes, tout en recon­nais­sant être bien inca­pable de dire de quoi demain sera fait pour l’éco­no­mie régio­nale. Toujours est-il que, dans ce contexte inédit, la BPAURA présente des résul­tats « solides ». Ainsi, son PNB (Produit net bancaire), l’équi­valent du chiffre d’af­faires d’une entre­prise clas­sique, n’a-t-il reculé que de 1,3% à 680,1 millions € avec des frais géné­raux en baisse de 2,1% et un résul­tat brut d’ex­ploi­ta­tion qui progresse légè­re­ment de 0,3% à 222 millions €. Et, au final, malgré un coût du risque de 82 millions (dont 46 millions € de provi­sions secto­rielles), le résul­tat net s’éta­blit à 108,2 millions € (- 15% par rapport à 2019). A 3 milliards €, les capi­taux propres sont stables.

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La BPAURA a réalisé une année dyna­mique en termes de crédits avec des encours en hausse de 15,4% à 32,1 milliards €. Bonne tenue aussi pour les ressources à 28 milliards € en augmen­ta­tion de 19,2%. A noter que la banque mutua­liste a été très active en termes de distri­bu­tion de PGE avec, au total, 2,5 milliards € accor­dés à près de 20 000 entre­prises, soit un prêt moyen de 130 000 € avec des délais d’ac­cep­ta­tion très courts (entre 3 et 5 jours, voire dans certains cas, 24 heures) et un taux d’ac­cep­ta­tion de 99,1%.

Forte de 3 265 colla­bo­ra­teurs (3 570 avec la Banque de Savoie), la BPAURA a conti­nué à recru­ter : 484 embauches dont 102 alter­nants (+ 40%) L’ef­fec­tif de la banque, en solde net, laisse appa­raître un recul de 80 personnes en tout.

80 millions € pour Gari­baldi Parti­ci­pa­tions

Côté capi­tal déve­lop­pe­ment, BPAURA a renforcé Gari­baldi Parti­ci­pa­tions en lui appor­tant 80 millions € à l’oc­ca­sion d’une augmen­ta­tion de capi­tal pour renfor­cer sa force de frappe. Gari­baldi inter­vient dans les PME-ETI régio­nales en posi­tion de mino­ri­taire. Jusqu’à main­te­nant, les tickets étaient infé­rieurs à 5 millions. Ils pour­ront monter désor­mais jusqu’à 10 millions €. Gari­baldi possède 50 entre­prises en porte­feuille, avec des parti­ci­pa­tions gardées en moyenne entre 5 et 7 ans. « Le renfor­ce­ment des fonds propres des entre­prises est une néces­sité pour accom­pa­gner leur rebond », explique la BPAURA. Qui constate, dans le même temps, que « le niveau de valo­ri­sa­tion des entre­prises ne baisse pas, au contraire. Dans la santé et le digi­tal, il augmente ».

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L’an­née 2020 a aussi été marquée pour BPAURA par le lance­ment de la Banque de la Tran­si­tion éner­gé­tique (BTE). « Elle a été très bien reçue avec une collecte d’épargne verte de 1 million € par mois, constate Daniel Karyo­tis. Il faut la faire gran­dir main­te­nant ». Autre lance­ment, celui de la Fonda­tion BPAURA qui a voca­tion à s’en­ga­ger en faveur de projets d’in­té­rêt géné­ral du terri­toire au profit de quatre causes : ensei­gne­ment, santé, inté­gra­tion sociale et culture. C’est dans ce dernier domaine que sont prévues ses premières inter­ven­tions. Enfin, la BPAURA parti­cipe au Fonds souve­rain régio­nal annoncé par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec 7,5 millions € inves­tis à son niveau.

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