La CPME avance ses propo­si­tions pour les indé­pen­dants

Sur 4,7 millions d’en­tre­prises recen­sées par l’INSEE en 2017, la part des entre­prises indi­vi­duelles s’élève à 50% (2,3 millions). Une propor­tion que l’on retrouve à l’iden­tique dans le Rhône : 1 500 indé­pen­dants sur les 3 000 adhé­rents de la CPME du Rhône. Une montée en puis­sance que l’on doit, pour une bonne part, à l’en­vo­lée du nombre des auto-entre­pre­neurs.

Alors qu’Alain Griset, le ministre délé­gué aux PME travaille sur un plan pour les indé­pen­dants, François Turcas, président de la CPME du Rhône et Béchir Cheb­bah, expert-comp­table, président de l’UNASA (*) et co-président du pôle des entre­pre­neurs libé­raux de la CPME rhoda­nienne présentent leurs propo­si­tions. Il s’agit, pour eux, de « défendre les indé­pen­dants parti­cu­liè­re­ment fragi­li­sés par la crise sani­taire. Nous deman­dons des mesures d’ur­gence pour proté­ger les entre­prises indi­vi­duelles et les aider à rebon­dir ».

« Ne pas lais­ser tomber les travailleurs indé­pen­dants dans la misère »

La CPME demande notam­ment de sécu­ri­ser les entre­pre­neurs indi­vi­duels en évitant que l’en­det­te­ment profes­sion­nel soit égale­ment person­nel et en annu­lant leur caution person­nelle en cas de défaillance. La CPME réclame de suspendre leur inscrip­tion au Fichier des inci­dents de rembour­se­ment des crédits aux parti­cu­liers (FICP), pour ceux n’ayant jamais connu d’in­ci­dent de paie­ment avant mars 2020. « Marquer au fer rouge les travailleurs indé­pen­dants ne fait qu’ag­gra­ver une détresse humaine déjà préoc­cu­pante et empêche tout rebond ulté­rieur », ajoute François Turcas.

En résumé, les propo­si­tions de la CPME visent à amélio­rer la vie quoti­dienne des indé­pen­dants, simpli­fier les statuts juri­diques, amélio­rer la protec­tion sociale des travailleurs indé­pen­dants, faci­li­ter la trans­mis­sion, allé­ger le coût de la trans­mis­sion fami­liale, favo­ri­ser l’ac­cès à la forma­tion profes­sion­nelle. L’autre grand volet des propo­si­tions consiste à « prendre en compte les consé­quences de la crise sani­taire en appor­tant une garan­tie de protec­tion sociale en 2021, en ne lais­sant pas tomber les travailleurs indé­pen­dants dans la misère et en accom­pa­gnant psycho­lo­gique­ment ceux dont la vie bascule ».

(*) l’UNASA est une asso­cia­tion qui regroupe 85 orga­nismes de gestion agréés fédé­rant 245 000 profes­sion­nels indé­pen­dants.

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