Les lieux événe­men­tiels ont trouvé la Clé

Face à la crise sanitaire, les gestionnaires de lieux événementiels se fédèrent au sein d’un collectif pour mieux se faire entendre des pouvoirs publics, préparer la reprise d’activités et redonner confiance à leurs clients. La Clé -Collective des lieux événementiels-, née à Paris, regroupe plus de 25 lieux en Auvergne-Rhône-Alpes avec Céline Paravy-Atlan de MaPièce comme vice-présidente.

Au sein de la grande filière événe­men­tielle, les gestion­naires de lieux de sémi­naires et d’évé­ne­ments ont décidé de se fédé­rer l’au­tomne dernier à Paris en créant la Clé, comme Collec­tive des lieux événe­men­tiels, autour d’une ving­taine d’ac­teurs, bien­tôt rejoint par un gros bataillon de profes­sion­nels lyon­nais qui approche désor­mais des 25, large­ment aussi nombreux que les Pari­siens (*). C’est Céline Paravy-Atlan, diri­geante de MaPièce (maisons d’hôtes pour entre­prises) qui repré­sente l’an­tenne lyon­naise à la direc­tion de la Clé, dont elle occupe la vice-prési­dence, aux côtés de Delphine Bouclon-Rodet, prési­dente, par ailleurs direc­trice de l’évé­ne­men­tiel chez Château­form. « Nous répré­sen­tons une branche de l’évé­ne­men­tiel très atomi­sée, explique Céline Paravy-Atlan. Et pour­tant, la crise a révélé la place centrale des lieux événe­men­tiels. D’où l’idée de valo­ri­ser nos métiers et nos savoir-faire auprès de nos clients en nous fédé­rant. Bien sûr, nous sommes tous concur­rents, mais nous sommes tous dans le même bateau. En étant soli­daires et unis, on sera plus visibles. Il est indis­pen­sable de travailler ensemble plutôt que les uns contre les autres ».

Conti­nuer après la crise

Si la Clé a été créée pour porter la voix des diri­geants de lieux événe­men­tiels au cœur de la crise sani­taire, elle n’a pas l’in­ten­tion, pour autant de dispa­raître sitôt la crise passée. « Nous voulons durer dans le temps, avoir une stra­té­gie de réflexion commune, appor­ter du contenu aux adhé­rents, de la forma­tion, des échanges, pourquoi pas se doter, un jour, d’une centrale d’achats », précise la vice-prési­dente de la Clé.

La Clé a aussi pour voca­tion de redon­ner confiance aux clients des lieux événe­men­tiels. « Souvent, ils ne connaissent pas trop notre métier. Il s’agit aussi de leur redon­ner confiance, de leur expliquer tout ce que nous faisons pour que nos lieux soient écolo­giques ou pour valo­ri­ser le patri­moine autour de nous. Nous sommes aussi des acteurs majeurs en matière de tourisme d’af­faires ».

Pas de concur­rence, non plus, avec d’autres initia­tives, telles que la struc­ture « Event again » qui repré­sente la filière globale et avec laquelle la Clé travaille en complé­men­ta­rité. Qu’il s’agisse des rela­tions avec la préfec­ture ou la CCI Lyon Métro­pole, tout s’or­ga­nise en bonne intel­li­gence. Si l’évé­ne­men­tiel figure parmi les secteurs les plus touchés depuis un an, Céline Paravy-Atlan réfute l’idée d’avoir été oublié ou sacri­fié. « Notre cœur de métier, c’est l’hu­main et nous avons béné­fi­cié des aides comme d’autres entre­prises. Il y a eu, parfois, des retards. Mais on n’a pas été aban­donné ».

*adhé­rents lyon­nais de la Clé : La Bulle Worplace Lyon, Les Yachts de Lyon, MaPièce, Port Rambaud, L’Em­bar­ca­dère, Maison Lassagne, Château de Mont­chat, Roko­rico Roof­top 52, Fort de Vaise, Studio 33, La cabane de Lyon, l’Au­gus­te­rie, l’Her­mi­tage de Moly, Palais de la Bourse, Mani­festa, D’un siège à l’autre, Le Papillon Bleu, Loft 4–40, Oscar, Espace de l’Ouest lyon­nais, Cirque Imagine.

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