Bernard Lejeune à la tête de la Chambre régio­nale des comptes

Successeur de Marie-Christine Dokhélar à la présidence de la CRC Auvergne-Rhône-Alpes, Bernard Lejeune, agrégé d’économie et de gestion a effectué toute sa carrière dans l’Education nationale avant de rejoindre la Cour des comptes en 2016 comme Conseiller maître.

La région Rhône-Alpes ne lui est pas incon­nue. Secré­taire géné­ral de l’aca­dé­mie de Grenoble puis de celle de Lyon (de 2004 à 2012), Bernard Lejeune, nommé par décret du Président de la Répu­blique le 1er mai, a été offi­ciel­le­ment installé dans ses fonc­tions de président de la Chambre régio­nale des comptes -CRC- Auvergne-Rhône-Alpes, jeudi dernier, en petit comité, crise sani­taire oblige. Lyon patien­tera donc encore un peu avant d’ac­cueillir Pierre Mosco­vici, le premier président de la Cour des comptes, pour une audience solen­nelle de la CRC.

Norma­lien (ENS Cachan), agrégé d’éco­no­mie et de gestion et titu­laire d’une maîtrise en sciences de gestion, Bernard Lejeune est resté près de 30 ans dans l’Edu­ca­tion natio­nale avant de rejoindre la Cour des comptes voici 5 ans. Profes­seur dans un lycée pari­sien puis à l’IUT de Sceaux, provi­seur d’un lycée à Istres, Bernard Lejeune est passé ensuite dans trois acadé­mies : celle de Marseille, comme direc­teur de cabi­net du recteur puis celles de Grenoble et Lyon.

Direc­teur de cabi­net de Najat Vallaud-Belka­cem

En 2012, il rejoint le minis­tère de l’Edu­ca­tion natio­nale comme conseiller social avant d’être nommé en 2014 direc­teur adjoint du cabi­net de la ministre, Najat Vallaud-Belka­cem, puis direc­teur de cabi­net en 2015/2016. Un poste qu’il quitte fin 2016 pour rejoindre la Cour des Comptes où il est nommé Conseiller maître. Un poste où il aura la respon­sa­bi­lité de suivre le secteur des trans­ports ferro­viaires et urbains.

Quatre ans et demi plus tard, il décroche donc à tout juste 56 ans (il les aura vendredi) la prési­dence de la 2e chambre régio­nale des comptes, celle d’Au­vergne-Rhône-Alpes, forte d’une centaine d’agents. Rappe­lons que la CRC contrôle la gestion des collec­ti­vi­tés terri­to­riales et de leurs établis­se­ments publics. Et, par délé­ga­tion de la Cour des comptes, elle assure aussi le suivi des établis­se­ments publics de santé ou des chambres consu­laires : chambres de commerce et d’in­dus­trie (CCI), chambres de métiers et de l’ar­ti­sa­nat et chambres d’agri­cul­ture.

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