Info­gé­rance : Loeti­tia Colas et FMI s’offrent Rési­liences

Après avoir repris FMI, l’entreprise d’infogérance que dirigeait son mari en 2014, Loetitia Colas vient de finaliser sa première acquisition : Résiliences à Annecy, rebaptisée Résiliences by FMI. Le nouvel ensemble représente un effectif de 90 personnes et devrait peser 20 millions € de chiffre d’affaires l’an prochain.

Première acqui­si­tion pour FMI, la société de Saint-Priest, spécia­li­sée dans l’in­fo­gé­rance et l’hé­ber­ge­ment de données pour une clien­tèle de PME en Auvergne-Rhône-Alpes. Une étape impor­tante dans l’his­toire de FMI, dont Loeti­tia Colas a pris les rênes au pied levé, à la mort de son mari en 2014. Elle était alors direc­trice géné­rale adjointe chez Phili­bert, l’en­tre­prise de cars, passion­née par le mana­ge­ment et les ressources humaines au sens large. Pendant cinq ans, elle mènera de front « FMI, Phili­bert et l’édu­ca­tion des enfants » avant de se consa­crer « à 300% à FMI ». Et de prendre en main la stra­té­gie de l’en­tre­prise qu’elle dote d’une nouvelle gouver­nance. Mise en place d’un comité de direc­tion, redé­fi­ni­tion de l’or­ga­ni­sa­tion, « il faut être très agile dans un envi­ron­ne­ment très chan­geant, plaide Loeti­tia Colas. Dans l’in­for­ma­tique, on a une révo­lu­tion tous les 6 mois avec des évolu­tions très fortes. Notre envi­ron­ne­ment écono­mique est très impacté. La conduite du chan­ge­ment et l’adap­ta­bi­lité sont essen­tielles chez FMI. Nous avons aussi réalisé un impor­tant travail sur la  raison d’être de l’en­tre­prise que l’on défi­nit ainsi : une philo­so­phie enga­gée pour construire la sécu­rité de nos clients ».

Bien posi­tion­née sur le marché des solu­tions d’in­fo­gé­rance et d’hé­ber­ge­ment des données pour les PME d’Au­vergne-Rhône-Alpes, FMI possède son propre Data­cen­ter depuis 2012. Soucieuse d’as­seoir encore plus le déve­lop­pe­ment de FMI, Loeti­tia Colas vient de fina­li­ser sa première acqui­si­tion. A savoir Rési­liences à Annecy, une société tech­nique experte de l’in­té­gra­tion. Grâce à quoi, FMI et Rési­liences pour­ront propo­ser une « solu­tion globale à leurs clients respec­tifs et déve­lop­per d’autres services, notam­ment en matière de sécu­rité ».

Rachat entre 3,5 et 4,5 millions €

C’est un rachat à 100% auquel FMI procède sur une base située entre 3,5 et 4,5 millions d’eu­ros. Après une rencontre fortuite avec Philippe Gaspard, un des asso­ciés fonda­teurs de Rési­liences, Loeti­tia Colas a décidé de se porter acqué­reur d’une entre­prise en bonne santé finan­cière (elle a réalisé 5,5 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2020) et « de doter le groupe d’une tech­ni­cité unique en matière d’in­té­gra­tion IT qui complète aujourd’­hui l’offre de service déjà étof­fée mais plus géné­ra­liste de FMI ». Avec cette acqui­si­tion, FMI et Rési­liences by FMI pèse­ront dès 2022 près de 20 millions d’eu­ros pour 90 sala­riés car les 30 postes de l’en­tre­prise d’An­necy sont conser­vés.

Pour Loeti­tia Colas, « FMI répond de façon person­na­li­sée et enga­gée au plus près des demandes de ses clients : une assis­tance au quoti­dien, des outils d’ana­lyse perti­nents, des inter­lo­cu­teurs dédiés par client. Aujourd’­hui Rési­liences rejoint une struc­ture dédiée à 100% aux PME/PMI qui sait s’adap­ter à chacun de ses clients quel que soit son secteur d’ac­ti­vité : tourisme, trans­port, collec­ti­vi­tés ». L’en­tre­prise haut-savoyarde garde son nom, tout juste trans­formé en Rési­liences by FMI. Un beau symbole pour Loeti­tia Colas que sa première acqui­si­tion porte le nom de rési­lience.

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