Yoann Alarçon retrouve l’en­tre­pre­neu­riat après un (bref) passage chez Carre­four

Après cinq mois passés chez Carrefour France à la direction des produits frais et traditionnels, Yoann Alarçon retourne à ses premières amours dans l’entrepreneuriat. Le fondateur de Potager City se lance dans l’investissement et prépare le lancement de sa prochaine entreprise.

Dans un message posté en fin d’an­née dernière sur les réseaux sociaux, Yoann Alarçon annonçait son départ de Pota­ger City, la start-up qu’il avait créée en 2007 (12 millions d’eu­­ros de chiffre d’af­faires en 2019), pour prendre la direc­tion des PFT (Produits Frais et Tradi­tion­nels) au sein de Carre­four France. Mais son aven­ture chez le géant de la grande distri­bu­tion n’aura duré que l’es­pace de cinq mois.

« Je me suis très rapi­de­ment retrouvé confronté à une sorte de choc de culture, notam­ment sur le point de vue orga­ni­sa­tion­nel, explique Yoann Alarçon. Il n’y a forcé­ment pas la même agilité et la même vitesse de déploie­ment des choses dans une entre­prise à 160 000 sala­riés comme Carre­four France que dans une entre­prise comme Pota­ger City. Il faut passer davan­tage de temps pour convaincre lorsque vous arri­vez avec votre idée et votre plan, et j’ai rapi­de­ment su que ma place n’était pas forcé­ment dans une grande entre­prise, d’au­tant que ce nouveau poste impliquait que je sois souvent sur Paris, loin de ma famille. »

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Deux nouveaux projets

Resté en très bons termes avec Rami Babtiéh et Alexandre Bompard, direc­teur géné­ral et président de Carre­four France, qu’il conti­nue de conseiller « en tant qu’en­tre­pre­neur et non plus en tant que sala­rié », le fonda­teur de Pota­ger City s’est lancé dans un tout nouveau projet à son retour dans la région lyon­naise. « Je me consacre à une nouvelle casquette, celle d’in­ves­tis­seur et de busi­ness angel. J’ai créé un petit fonds d’in­ves­tis­se­ment, j’ac­com­pagne des entre­prises à se déve­lop­per. Je retrouve l’en­tre­pre­neu­riat du début, ces moments où vous prenez plai­sir à imagi­ner ce qui va faire la diffé­rence, où vous prenez du temps à peau­fi­ner votre produit, à créer des orga­ni­grammes, des équi­pes… Je me rends compte que je suis plus un homme d’en­tre­pre­neu­riat qu’un homme de direc­tion d’en­tre­prise. »

L’en­tre­pre­neur travaille pour l’ins­tant avec 4 jeunes start-up régio­nales : deux dans le secteur de l’agro-alimen­taire, une en cosmé­tique et une en infor­ma­tique. En lien étroit avec Jérémy Colas, qu’il a choisi pour le rempla­cer à la tête de Pota­ger City lors de son départ pour Carre­four, Yoann Alarçon conti­nue « d’ai­der du mieux qu’il peut les équipes de Pota­ger City pour perpé­tuer l’aven­ture  », tout en prépa­rant, d’ici le première trimestre 2022, le lance­ment de sa nouvelle entre­prise dans le secteur agro-alimen­taire. « L’en­tre­pre­neu­riat, c’est comme une drogue, une foiis qu’on y a goûté, on a envie de le revivre, de le refaire, de recons­truire », conclut-il, heureux de reve­nir ainsi « à ses racines ». 

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