LBA : l’am­bi­tion avec et sans barrière

A la tête du groupe LBA (spécialiste de la conception de barrières, bornes escamotables, herses et tourniquets), depuis janvier 2020, Hélène Lorenzi-Hardouin dirige, aux côtés de Grégoire Harhoura, une entreprise en plein développement. Le groupe, installé en Espagne depuis avril, a levé 40 millions d’euros cet été et compte doubler de taille d’ici 2026.

Les feux sont au vert pour le groupe LBA (La Barrière Auto­ma­tique), leader français de la sécu­ri­sa­tion péri­mé­trique. Après le succès rencon­tré par sa borne de désin­fec­tion urbaine Miss Clean au prin­temps 2020 (instal­lée dans les grands lieux de passage la métro­pole lyon­naise), l’en­tre­prise fami­liale implan­tée à Limo­nest entame un nouveau cycle chargé d’am­bi­tion. Le groupe a notam­ment fait parler de lui cet été, en levant 40 millions d’eu­ros suite à l’ar­ri­vée au capi­tal (mino­ri­taire) du fonds d’in­ves­tis­se­ment iXO Private Equity. Une somme consé­quente qui fait de cette levée de fonds, l’une des prin­ci­pales opéra­tions de la sorte dans la région lyon­naise cette année.

« Nous sommes un acteur dyna­mique, agile et inno­vant du terri­toire rhônal­pin. L’ar­ri­vée d’iXO au capi­tal va nous donner des moyens supplé­men­taires pour croître, soute­nir notre crois­sance, réali­ser des crois­sances externes, prendre des nouveaux marchés et inno­ver encore plus », détaille Hélène Lorenzi-Hardouin, direc­trice géné­rale adjointe de l’en­tre­prise, aux côtés de Grégoire Harhoura, le fils du fonda­teur de La Barrière Auto­ma­tique. Le groupe lyon­nais (30 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires, 140 sala­riés) prévoit de doubler de taille à hori­zon 2026, via notam­ment des opéra­tions de crois­sance externes prévues pour 2022. « On a plusieurs idées en tête dont une sur laquelle nous sommes en train de travailler. On reste­rait dans le domaine de la mobi­lité et la sécu­rité, tout en se diver­si­fiant quelque peu. Nous avons aussi des pistes à l’in­ter­na­tio­nal mais il faut encore prendre le temps de travailler dessus. » 

« Inno­va­tions majeures »

Pour accé­lé­rer son déve­lop­pe­ment, LBA compte aussi sur une nouvelle gamme de produits, dévoi­lée au grand public à la mi-octobre. « Pour mettre au point ces nouveaux dispo­si­tifs, nous avons travaillé en lien avec notre cellule inno­va­tion, créée pendant la crise, à l’écoute des besoins et attentes de nos clients (socié­tés d’au­to­route, parkings, collec­ti­vi­tés locales), prolonge la direc­trice, archi­tecte et urba­niste de forma­tion. Cela a abouti à des inno­va­tions majeures dont une qui devrait chan­ger le monde de la barrière et de la mobi­lité et pour laquelle on a très vite déposé un brevet. »

Ces nouveaux produits, déve­lop­pés notam­ment en lien étroit avec les écolo­gistes de la Métro­pole de Lyon, s’adap­te­ront aussi bien à la piéton­ni­sa­tion des centres-villes, aux parkings, à l’au­to­route, aux cycles comme à la logis­tique. « Ce sont des exclu­si­vi­tés françaises, qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde et qu’on compte bien expor­ter. » L’en­tre­prise fami­liale, qui distri­bue aujourd’­hui ses solu­tions dans une ving­taine de pays dans le monde (Italie, Turquie, Russie, Brésil, Moyen-Orient, Mexique, Maroc, Norvège, Colom­bie…) et réalise près de 5 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires à l’in­ter­na­tio­nal, espère désor­mais atteindre les 10 millions d’eu­ros d’ac­ti­vité à l’ex­port d’ici 2023. «  L’in­ter­na­tio­nal, ça peut très vite faire boule de neige. On a souvent eu des belles surprises ces dernières années avec des chiffres bien meilleurs que nos prévi­sions à l’ex­port. On a donc des prévi­sions, mais on ira peut-être encore plus loin que ce qu’on imagine », pour­suit Hélène Lorenzi-Hardouin. 

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Filiale en Espagne

Pour boos­ter davan­tage son acti­vité à l’in­ter­na­tio­nal, le groupe LBA s’est implanté en avril dernier en Espagne, avec la créa­tion de LBA Spain, sa filiale à Barce­lone. Un nouveau siège qui lui permet de tour­ner son regard vers le marché sud-améri­cain. « Cette antenne permet à l’en­tre­prise d’avoir un autre point fort de distri­bu­tion et de toucher au plus près le marché espa­gnol, à fort poten­tiel, précise la diri­geante. Nos équipes commer­ciales ont l’am­bi­tion par la suite, de déployer leurs actions en Europe, Amérique centrale et Amérique du Sud. Le siège espa­gnol va ainsi permettre de créer des passe­relles et syner­gies pour péné­trer plus faci­le­ment ces futurs marchés. » De quoi ne se mettre aucune barriè­re… ou presque.

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