Pascal Blache : « Le moment de briguer un mandat natio­nal »

INFO LYON DÉCIDEURS : Investi mardi par Les Républicains, Pascal Blache sera le candidat de la droite dans la 4e circonscription du Rhône (qui court sur les 6e, 3e et 8e arrondissements). Le maire du 6e arrondissement, confortablement réélu en 2020 malgré la vague verte, entend poser les premiers jalons d’un retour en force de la droite lyonnaise aux prochaines élections locales de 2026.
Photo Susie Waroude

Vous serez le candi­dat LR dans la 4e circons­crip­tion du Rhône lors des prochaines légis­la­tives. Pourquoi ce choix de partir dans la bataille ?

Pascal Blache : Le fait d’avoir été réélu en 2020 comme maire du 6e et conseiller métro­po­li­tain m’a conforté dans l’idée que je pouvais postu­ler à autre chose. J’au­rais 57 ans l’an­née prochaine, c’est le moment pour moi de briguer un mandat natio­nal, c’est quelque chose qui m’in­té­resse. L’enjeu sera de refaire bascu­ler la circons­crip­tion (histo­rique­ment marquée à droite, la 4e circons­crip­tion a été rempor­tée par la candi­date LREM Anne Brugnera en 2017, NDLR), en défen­dant notre ligne poli­tique, axée notam­ment sur les problé­ma­tiques de sécu­rité face à cette montée de la délinquance.

Comment envi­sa­gez-vous ces élec­tions légis­la­tives à l’échelle lyon­naise, après la raz-de-marée des écolo­gistes, élus dans sept des neuf arron­dis­se­ments lors des dernières muni­ci­pales ?

Je pense qu’on sera plutôt dans une vague de réac­tion par rapport aux écolos. Aux muni­ci­pales, il y avait cette inten­tion nouvelle verte et beau­coup de gens qui ne sont pas venus voter. J’ai l’im­pres­sion qu’on est aujourd’­hui dans l’autre sens. Les élec­teurs se rendent bien compte que la gouver­nance que nous avons à Lyon est dogma­tique. Elle impose des contraintes multiples, sur la circu­la­tion notam­ment, et va souvent à l’en­contre de l’éco­no­mie et de la perfor­mance. 

Ces élec­tions légis­la­tives sont-elles aussi le moyen pour la droite de prépa­rer le terrain pour arri­ver en posi­tion de force aux muni­ci­pales et métro­po­li­taines de 2026 ?

Bien évidem­ment. Ces légis­la­tives sont une étape impor­tante pour donner un nouveau marqueur. Il est essen­tiel de lancer une dyna­mique pour une reconquête en 2026. Vous avez désor­mais deux pôles à Lyon : les Verts et leurs amis, et les autres. C’est fini les histoires de Collomb, Kimel­feld, Képé­né­kian… Il y a désor­mais deux mondes très diffé­rents. Cela ne veut pas dire qu’on pense tous pareil dans notre groupe, mais en face, on a une muni­ci­pa­lité enfer­mée dans ses prin­cipes et dans son dogme. L’enjeu, c’est ce rééqui­li­brage en 2026 de la Métro­pole et de la Ville, et je serai actif, avec d’autres, pour cette reconquête.

Quel rôle souhai­te­riez-vous jouer à ce moment-là ?

Je vais d’abord me battre pour ces légis­la­tives de 2022. Pour 2026, on verra, je ne suis pas du tout candi­dat aujourd’­hui. Ce qui est sûr, c’est que je serai un acteur déter­miné et actif pour construire les équipes, le renou­veau et les idées, et puis on verra au moment venu qui est le mieux placé pour porter ce projet. Le maire du 2e Pierre Oliver sera peut-être le mieux placé, il aura une tren­taine d’an­nées, mais quelqu’un d’autre peut aussi émer­ger. C’est un travail sur un temps long.

Propos recueillis par Maxime Feuillet

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