Marc Léonard lève 100 millions d’eu­ros pour déve­lop­per Cali­céo dans l’Hexa­gone

Acteur majeur de la balnéothérapie et des activités thermoludiques, le groupe lyonnais Calicéo, piloté depuis 2018 par Marc Léonard, entame une phase de déploiement visant à compléter son maillage territorial. Porté par une levée de fonds de 100 millions d’euros, Calicéo part à la conquête de huit nouvelles destinations, et projette d’exporter son concept dans plusieurs capitales européennes.

C’est l’une des plus grosses levées de fonds de cette année 2021 dans la région lyon­naise. Le groupe Cali­céo, dont le siège est installé à Sainte-Foy-lès-Lyon – à deux pas de son centre de balnéo­thé­ra­pie ouvert en 2009 -, a annoncé mercredi devant la presse avoir « sécu­risé une première levée de fonds de 100 millions d’eu­ros ». « L’opé­ra­tion s’est révé­lée être extrê­me­ment compliquée dans cette période d’in­cer­ti­tudes, puisqu’elle nous aura mobi­li­sés l’es­pace de quatorze mois, contre six ou sept en temps normal pour une opéra­tion de la sorte  », révèle Marc Léonard (photo), président des centres Cali­céo. Côté inves­tis­seurs, les fonds GF inves­tis­se­ment et BNP Déve­lop­pe­ment rejoignent Ekkio Capi­tal et la holding LGMH déte­nue par Marc Léonard dans ce nouveau tour de table. 

Grâce à cette levée de fonds, le groupe fondé en 1997 près de Dax, qui s’est imposé ces dernières années comme un acteur majeur dans l’uni­vers de la balnéo­thé­ra­pie et du bien-être, entend accé­lé­rer son déploie­ment dans l’Hexa­gone. « Nous sommes présents dans six villes avec des centres à Lyon, Toulouse, Nantes, Bordeaux, Pau et Perpi­gnan, mais notre noto­riété à l’échelle natio­nale est assez faible », relève le président de Cali­céo, arrivé à la tête du groupe en juillet 2018, suite au rachat de la société par le fonds Ekkio Capi­tal. L’en­tre­prise fidé­sienne travaille depuis main­te­nant deux ans sur d’autres implan­ta­tions « à proxi­mité des grandes métro­poles, dans des zones à forte densité démo­gra­phique ». Quatre ouver­tures, dont trois en région pari­sienne, sont ainsi annon­cées : Saint-Cyr-L’École (Yvelines), Lieu­saint Sénart (Seine-et-Marne), Cormeilles-en-Pari­sis (Val-d’Oise) dès 2023 et Marcq-en-Barœul, près de Lille en 2024. 

Après la France, l’Eu­rope

D’autres projets dans l’Est pari­sien, à Stras­bourg, Marseille ou Nice devraient égale­ment voir le jour à hori­zon 2024–2025. « On aime­rait pouvoir avoir ces huit centres supplé­men­taires pour complé­ter notre maillage terri­to­rial en France et pouvoir ensuite nous proje­ter sur nos ambi­tions de déve­lop­pe­ment dans plusieurs capi­tales euro­péennes », prolonge Marc Léonard. Le diri­geant lancera avec ses équipes, en janvier 2022, le début des études marke­ting sur cette théma­tique. Vingt agglo­mé­ra­tions ont été ciblées par le groupe qui espère concré­ti­ser quatre ou cinq projets dans des pays fron­ta­liers (Alle­magne, Belgique, Espagne, Italie, Royaume-Uni) d’ici 2026. 

Des projets qui devraient faire bondir la crois­sance du spécia­liste de la balnéo­thé­ra­pie, qui enre­gis­trait 1,3 million d’en­trées pour 17 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2019. « Avec l’ou­ver­ture de nos centres en région pari­sienne, Lille et Stras­bourg, on devrait passer à 55 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en 2024 et 400–450 sala­riés contre 150 colla­bo­ra­teurs aujourd’­hui », précise Marc Léonard.

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