Bruno Bernard présente son grand plan pour le tourisme

Le président de la Métropole a présenté lundi, aux côtés de Robert Revat, président d’OnlyLyon Tourisme et Congrès, et Hélène Dromain, vice-présidente de la Métropole au Tourisme, son grand « schéma de développement du tourisme responsable » aux professionnels du secteur. Ce plan stratégique sera voté lors du prochain conseil métropolitain les 13 et 14 décembre prochains.

Un an après les premières rencontres du Tourisme orga­ni­sées par la Métro­pole de Lyon avec les repré­sen­tants de la filière en septembre 2020, Bruno Bernard a présenté lundi, son nouveau « schéma de déve­lop­pe­ment du tourisme respon­sable ». Un plan d’ac­tion sur cinq ans, élaboré suite aux longs mois d’échanges avec plus de 250 acteurs socio-profes­sion­nels du terri­toire, qui sera voté lors du prochain conseil métro­po­li­tain du 13 et 14 décembre.

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« Avec la mise en place de ce schéma, nous voulons accueillir plus et mieux », a annoncé en préam­bule Bruno Bernard, lais­sant de côté les inten­tions de décrois­sance touris­tique prêtées aux nouveaux diri­geants écolo­giste après leurs élec­tions à la Ville et au Grand Lyon. Le président de la Métro­pole s’est ensuite féli­cité des résul­tats de la filière – qui repré­sente 6% des 800 000 emplois de l’ag­glo­mé­ra­tion – à l’été-automne 2021. « La tenue des grands salons comme le Sirha, Pollu­tec ou Global Indus­trie a permis au secteur d’avoir un automne plutôt satis­fai­sant, a-t-il ainsi rappelé devant plus d’une centaine de profes­sion­nels du secteur à la Cité Inter­na­tio­nale. Et nous nous réjouis­sons d’ac­cueillir prochai­ne­ment d’autres grands événe­ments comme la Fête des Lumières, la Coupe du monde de rugby en 2023, des épreuves des Jeux Olym­piques en 2024 et les diffé­rentes finales de World­skills. »

Facteur de diffé­ren­cia­tion

Avec ce nouveau schéma de déve­lop­pe­ment touris­tique, l’objec­tif du nouvel exécu­tif écolo­giste est clair. « Nous voulons faire de la Métro­pole de Lyon une réfé­rence du tourisme respon­sable, a précisé Hélène Dromain, la vice-prési­dente de la Métro­pole au Tourisme. Nous voulons que Lyon conti­nue d’être une desti­na­tion toujours plus attrac­tive, tout en faisant évoluer son posi­tion­ne­ment pour rele­ver les nouveaux défis du XXIe siècle. » 

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D’au­tant que le tourisme lyon­nais ne part pas de zéro sur ces théma­tiques, selon les dires de Robert Revat, le président d’OnlyLyon Tourisme et Congrès. « Nous travaillons ces aspects depuis plusieurs années. C’est le sens de notre dési­gna­tion comme capi­tale euro­péenne du « smart tourism » en 2019, rappe­lait le direc­teur. Donc nous sommes complè­te­ment alignés avec la Métro­pole sur ces objec­tifs ». Et les efforts commencent à payer. La ville a notam­ment enre­gis­tré cette année une progres­sion fulgu­rante au Global Desti­na­tion Sustai­na­bi­lity Index, le baro­mètre touris­tique des villes respon­sables, passant ainsi d’une note de 55 à 80. Première ville française, la métro­pole lyon­naise occupe même désor­mais le 7e rang mondial. « Il faut bien comprendre que ce qui consti­tue aujourd’­hui un facteur puis­sant de diffé­ren­cia­tion, ne sera demain que la norme ou le strict mini­mum », a souli­gné Robert Revat.

Hélène Dromain, Bruno Bernard et Robert Revat. Photo MF

Prio­rité aux visi­teurs euro­péens… ou améri­cains

Pour accen­tuer les efforts vers ce tourisme respon­sable, l’exé­cu­tif a réper­to­rié une tren­taine de nouvelles orien­ta­tions stra­té­giques. Parmi elles, la néces­sité de « construire un tourisme plus équi­li­bré  » et de cibler donc davan­tage une clien­tèle de proxi­mité (française ou euro­péenne) que des terri­toires plus éloi­gnés, acces­sibles seule­ment par avion, comme l’Asie. La clien­tèle nord-améri­caine, qui repré­sente 4% des visi­teurs de Lyon (12 % viennent d’Eu­rope, 75 % de France), reste tout de même dans les premières prio­ri­tés, comme Lyon Déci­deurs l’évoquait dans ses colonnes en février dernier. « On l’a bien vu lors de la Coupe du monde de foot­ball fémi­nin en 2019, ce sont des gens qui restent assez long­temps, rappelle Hélène Dromain. Ils ne se content pas de séjour­ner deux jours dans le Vieux Lyon, mais tournent dans la région, dans le Beaujo­lais notam­ment. Ce sont des consom­ma­teurs de tourisme rela­ti­ve­ment quali­ta­tifs, donc on va conti­nuer à travailler avec eux, même s’ils viennent en avion. »

La prio­rité de l’exé­cu­tif et de l’of­fice du tourisme sera donc de promou­voir les venues à Lyon par trans­port ferro­viaire, depuis des grandes villes françaises ou euro­péennes (Lausanne, Genève, Turin, Milan, Bruxel­les…). Des opéra­tions de promo­tion auprès de tour-opéra­teurs ou influen­ceurs euro­péens ont ainsi été lancées ces derniers mois. Des campagnes dans lesquelles la Métro­pole souhaite pous­ser ses visi­teurs à décou­vrir les autres richesses du terri­toire, hors de la Presqu’île. « Nous allons déve­lop­per de nouvelles offres avec des parcours de visites hors des sentiers battus et des événe­ments de mises en lumière aux quatre coins de la métro­pole comme à l’usine des eaux de Saint-Clair à Caluire ou au parc de Miri­bel-Jonage notam­ment. Toujours avec cet objec­tif que nos visi­teurs restent le plus long­temps possible ici », conclut Hélène Dromain.

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