Marie-Josèphe Laurent et Jean-François Barre : leur projet pour le barreau de Lyon

Barreau pénal, meilleure accessibilité au droit, mise en lumière de la profession, confraternité… Marie-Josèphe Laurent et Jean-François Barre, le nouveau duo qui présidera aux destinées du barreau de Lyon jusqu’en décembre 2023, dévoilent les premiers grands axes de leur mandat.
Photo Susie Waroude

La nouvelle bâton­nière de Lyon Marie-Josèphe Laurent et son vice-bâton­nier Jean-François Barre présen­taient ce mardi les contours de leur projet pour le barreau de Lyon. « Nous allons nous inscrire dans le prolon­ge­ment de ce qui a été fait par nos prédé­ces­seurs, tout en cher­chant à lais­ser notre propre empreinte », signa­lait la bâton­nière, rendant ainsi hommage au travail mené par Serge Deygas et Joëlle Forest-Chal­vin, aux manettes du deuxième barreau de France entre janvier 2020 et décembre 2021. Les objec­tifs iden­ti­fiés sont multiples : « Nous voulons conti­nuer à déve­lop­per nos actions et notre présence dans la cité. Cela passe notam­ment par la parti­ci­pa­tion à des événe­ments d’ordre cari­ta­tif ou spor­tifs. Nous devons rester près de nos conci­toyens, leur faire comprendre que les avocats sont acces­sibles », note l’avo­cate de 61 ans, spécia­liste du recou­vre­ment de créances, du droit immo­bi­lier et du droit des personnes. 

Toujours dans cette notion d’ac­ces­si­bi­lité au droit, le binôme entend lancer plusieurs opéra­tions comme celle d’une action d’en­ver­gure sur le handi­cap ou sur ce grand rendez-vous prévu pour l’au­tomne 2022. Un événe­ment orga­nisé conjoin­te­ment avec le tribu­nal de commerce et l’uni­ver­sité de Lyon pour « mettre la lumière sur la profes­sion d’avo­cat, expliquer quel est son rôle », dans l’idée de faire inter­ve­nir des person­na­li­tés diverses : profes­sion­nels de la solva­bi­lité, chefs d’en­tre­prises, prati­ciens des procé­dures collec­ti­ves…

>>>Le portrait de Marie-Josèphe Laurent à retrou­ver en kiosque dans le nouveau numéro de Lyon Déci­deurs

Barreau pénal et confra­ter­nité

Autre grande prio­rité et promesse de campagne du tandem Laurent-Barre : la créa­tion d’un grand barreau pénal. Un dossier suivi forcé­ment de près par l’avo­cat péna­liste et vice-bâton­nier. « Nous voulons concen­trer et réunir les éner­gies de tous les confrères – expé­ri­men­tés ou non – qui travaillent sur la matière pénale pour la faire rayon­ner ici au barreau de Lyon, expliquait-il pour Lyon Déci­deurs en décembre dernier. Nous voulons créer un centre avec des bureaux, une struc­ture pour permettre aux confrères de se former, de se faire connaître, de parta­ger leurs expé­rien­ces… On compte beau­coup sur cette forme de travail collec­tif. » Un axe de travail qui permet­trait aussi de renfor­cer la « confra­ter­nité » entre avocats, chère au nouveau binôme à la tête du barreau. « Nous voulons conti­nuer de faire vivre cette confra­ter­nité, culti­ver le senti­ment d’ap­par­te­nance au barreau et le bonheur d’être avocat, notam­ment dans les nouvelles géné­ra­tions. C’est quelque chose qui passera notam­ment par le partage, la trans­mis­sion, c’est fonda­men­tal », prolon­geait alors Marie-Josèphe Laurent.

Enfin, si la ques­tion des rela­tions entre avocats, magis­trats et gref­fiers sera centrale pour la bâton­nière ces 24 prochains mois, Marie-Josèphe Laurent incite les pouvoirs publics à renfor­cer les moyens alloués à la justice. La bâton­nière milite notam­ment pour que le thème soit davan­tage évoqués par les candi­dats à la prési­den­tielle, s’ap­puyant notam­ment sur le ras-le-bol des magis­trats et gref­fiers et de leur tribune publiée à la fin de l’au­tomne dans les colonnes du Monde. 

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