Habi­tat & Huma­nisme sur tous les fronts

Habitat et Humanisme Rhône vient de réaliser sa plus grosse acquisition (182 logements auprès d’Action logement) et d’ouvrir trois nouveaux centres d’hébergement d’urgence à Champagne, Oullins/La Mulatière et dans le Beaujolais. Deux nouvelles escales solidaires vont démarrer également ainsi qu’un centre de formation.

C’est la plus impor­tante acqui­si­tion d’Ha­bi­tat & Huma­nisme (réali­sée via sa foncière) : 182 loge­ments PLAI (prêt loca­tif aidé d’in­té­gra­tion) repris en gestion en tout début d’an­née auprès d’Ac­tion Loge­ment prin­ci­pa­le­ment à Lyon et Villeur­banne pour un montant de 16 millions d’eu­ros. En choi­sis­sant un opéra­teur agréé et spécia­lisé, lancée par in’li Aura, en concer­ta­tion avec les collec­ti­vi­tés locales, l’opé­ra­tion visait à assu­rer la péren­nité de ce parc loca­tif social. Dans le même temps, Habi­tat & Huma­nisme Rhône (HHR) vient d’ou­vrir trois nouveaux centres d’hé­ber­ge­ment d’ur­gence.

Le premier à Cham­pagne-au-Mont-d’Or, en liai­son avec un promo­teur privé dans le cadre d’un projet d’ur­ba­nisme tran­si­toire a permis de loger 80 personnes, en atten­dant que La Maison de Blan­dine ne soit trans­for­mée en rési­dence pour personnes âgées. Le deuxième à La Mula­tière/Oullins sur un terrain appar­te­nant à la SNCF offre 60 places dans le cadre d’un projet qui fait coexis­ter tiers lieu et héber­ge­ment. Des familles afghanes (120 personnes en tout), qui ont aidé l’ar­mée française, ont ainsi été accueillies dans le cadre du dispo­si­tif Apagan avec un parte­na­riat asso­ciant l’OPAC du Rhône et HHR. A la clé, aussi, un travail d’ap­pren­tis­sage du français. Quant au troi­sième centre, il se situe sur les communes de Ville­franche-sur-Saône, Anse et Belle­ville autour d’une ving­taine de familles, soit 110 à 120 personnes. « Nous dispo­sons de plus de 2 000 loge­ments et de 700 places d’hé­ber­ge­ment, explique Matthieu de Châlus, direc­teur géné­ral d’Ha­bi­tat & Huma­nisme Rhône. L’objec­tif, c’est de fran­chir le cap des 3 000 en 2023 ».

Certi­fi­ca­tion et centre de forma­tion

D’autre part, l’as­so­cia­tion pour­suit le déploie­ment de ses Escales soli­daires avec deux ouver­tures prévues à Ville­franche en mars puis à Villeur­banne en juin, qui vien­dront s’ajou­ter à celles du 3e, 6e, 9e et 2e et une Escale soli­daire mobile. Autre enjeu impor­tant, celui de la forma­tion avec l’ou­ver­ture prochaine d’un orga­nisme de forma­tion en foncier tempo­raire à l’hô­tel Moderne. « L’enjeu, c’est de répondre à l’at­tente de nos 700 béné­voles, dont un quart de moins de 25 ans, précise Matthieu de Châlus (photo). Apprendre et déve­lop­per un savoir-être et un savoir-faire, c’est un vrai enjeu pour nous. Nous visons 1 000 béné­voles en 2023 ».

Par ailleurs, l’as­so­cia­tion fondée en 1985 par Bernard Devert, vient de décro­cher la certi­fi­ca­tion qualité ISO 9001, étape impor­tante pour ses respon­sables. « La soli­da­rité ne marche que s’il y a une chaîne de confiance entre les pouvoirs publics, la Région, le Dépar­te­ment, la Métro­pole de Lyon. Etre certi­fié, cela aide aussi à se faire encore plus confiance. Ce ne sont pas des naïfs. Il faut savoir donner envie, être un acteur fiable, créer encore plus de projets ensemble. C’est ainsi que l’on crée un élan de soli­da­rité », ajoute Matthieu de Châlus. Avec 17 millions d’eu­ros de budget annuel et 170 sala­riés perma­nents, Habi­tat & Huma­nisme Rhône se fixe comme objec­tif de passer de 5 000 actuel­le­ment à 6 000 personnes accueillies et logées d’ici à fin 2023.

Et ce, avec une raison d’être qui consiste à « tisser des liens en logeant et en accom­pa­gnant vers l’au­to­no­mie toute personne en situa­tion de fragi­lité ». Quant à la volonté affi­chée, c’est celle d’être « reconnu comme un acteur profes­sion­nel et inno­vant de l’éco­no­mie sociale et soli­daire dans l’ac­com­pa­gne­ment des fragi­li­tés ». Plus de 35 ans après sa créa­tion, Habi­tat & Huma­nisme est présent dans 80 dépar­te­ments en œuvrant en faveur du loge­ment et de l’in­ser­tion des personnes en diffi­culté tout en assu­rant la mixité sociale et en s’ap­puyant sur le levier de la finance soli­daire.

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