Jean et Pierre Lono­bile : de Casa Nobile à Nobile Mare

Les frères Lonobile ouvrent aujourd’hui Nobile Mare, leur 7e établissement, dans l’ancien Jols à Gerland. Un restaurant de poissons de la Méditerranée avec sa touche d’italianité. En huit ans à peine, la marque Nobile, qui emploie une soixantaine de personnes, a conquis les Lyonnais.

Jour J, avenue Jean-Jaurès dans le 7e arron­dis­se­ment. Les équipes se sont affai­rées jusqu’à la dernière minute pour que tout soit prêt pour la réou­ver­ture de l’ex Jols, fermé depuis le 24 décembre dernier. Adieu Jols, bonjour Nobile Mare ! L’en­seigne est instal­lée depuis quelques jours déjà. Et la famille Lono­bile a les yeux de Chimène pour le petit dernier d’une lignée de sept établis­se­ments. Après le Café des Jaco­bins, toujours dans le giron fami­lial depuis 1999, c’est autour de la marque « Nobile » que la famille a séduit les Lyon­nais à partir de l’été 2014, après avoir rache­tée une pizze­ria qui végé­tait derrière l’Hô­tel-Dieu, place de l’Hô­pi­tal. Plusieurs centaines de couverts par jours, des pointes à plus de 500 l’été avec la terrasse, Jean et Pierre Lono­bile ont vite dû pous­ser les murs de Casa Nobile. L’em­pire des frères sici­liens a grandi dans la Presqu’île avec Nobile Epice­rie, l’épi­ce­rie trai­teur à deux pas de la maison mère, rue Belle­cor­dière ainsi qu’a­vec Forno Nobile, rue Grolée où l’on peut consom­mer sur place à midi et qui pratique la livrai­son / à empor­ter depuis son lance­ment, avant même la crise sani­taire. Un concept repris par Forno Nobile Part-Dieu, rue Moncey, avec une alter­nance épice­rie trai­teur le midi et pizze­ria le soir. Sans oublier, les glaces arti­sa­nales de Gela­te­ria Nobile, rue Louis Paufique, vendues avec une grosse brioche.

Italia­nité

La famille Lono­bile ajoute donc une septième ligne à sa carte, dans le…  7e arron­dis­se­ment: celle de Nobile Mare à Gerland, une adresse pres­ti­gieuse. Cet ancien marché couvert, datant de 1930, avec une splen­dide verrière, avait rouvert en 2000 autour d’un concept de restau­rant pois­sons/fruits de mer qui a connu de belles heures, à deux pas du stade de Gerland et pas très loin de de la Halle Tony Garnier. « Avec Pierre, on a eu un coup de foudre pour l’ar­chi­tec­ture. C’est une autre aven­ture qui commence », explique Jean Lono­bile. Envi­ron 130 places au rez-de-chaus­sée, 150 avec la mezza­nine pour un établis­se­ment qui propo­sera des pois­sons de la Médi­ter­ra­née, des crus­ta­cés avec toujours « l’ita­lia­nité » cher au restau­ra­teur sici­lien qui propo­sera aussi des spaghet­tis, des risot­tos, des poulpes. Sans oublier les anti­pasti, la char­cu­te­rie et les assiettes de fromage. « Notre force, c’est l’au­then­ti­cité de nos produits qui viennent d’Ita­lie, ajoute Jean Lono­bile. Les clients le ressentent. Pierre veille sur la qualité des produits et la cuisine et va voir régu­liè­re­ment nos four­nis­seurs et produc­teurs ». La recette du succès ? « C’est l’ar­ri­vée de nos enfants : Pierre et Ugo (NDLR: ils entourent Jean sur la photo). C’est la clé du déve­lop­pe­ment. Ils nous apportent la fraî­cheur, des idées nouvelles, la satis­fac­tion de voir conti­nuer ce qu’on a engagé. La vraie réus­site, elle est là ». Avec ses 60 colla­bo­ra­teurs, elle ne fait donc que commen­cer. D’autres ouver­tures se profilent. Où et quand ? Trop tôt pour en parler, mais il y a encore de la place à Lyon.

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