L’Aderly a accom­pa­gné 62 projets en 2021

Avant la crise sanitaire et le repositionnement de l’Aderly, autour de 110 entreprises s’implantaient dans la région lyonnaise. En 2021, ce chiffre a été ramené à 62, dont 36 françaises et 26 de l’international. La qualité prime sur la quantité avec la volonté de conduire en parallèle le développement et la transformation du territoire.

La qualité plus que la quan­tité. En juillet dernier, présen­tant les résul­tats 2020 de l’Aderly, Jean-Charles Foddis, son direc­teur exécu­tif, décédé subi­te­ment fin août, expliquait que l’Aderly n’avait pas attendu l’ar­ri­vée des écolo­gistes aux manettes de la Métro­pole et de la Ville de Lyon pour avoir une stra­té­gie privi­lé­giant des aspects de déve­lop­pe­ment durable et prenant en compte les enjeux de tran­si­tion éner­gé­tique. Confir­ma­tion en a été appor­tée ce jour, au lende­main du Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de l’Agence pour le déve­lop­pe­ment écono­mique de la région lyon­naise, à l’oc­ca­sion d’un bilan de l’an­née 2021 rassem­blant la Métro­pole de Lyon et la CCI Lyon Métro­pole, les deux prin­ci­paux mandants de l’Aderly. Une stra­té­gie expli­ci­tée par Bruno Bernard, Philippe Valen­tin et Ayme­ric de Molle­rat, direc­teur adjoint de l’Aderly. Résul­tat concret, alors que l’Aderly accom­pa­gnait bon an, mal an, de 110 à 120 entre­prises juste avant la crise sani­taire, ce chiffre est tombé à 62 l’an dernier, soit pratique­ment deux fois moins. Effet Covid oblige, mais aussi traduc­tion de la nouvelle orien­ta­tion stra­té­gique. « Sans la crise sani­taire, nous serions sans doute à 80 ou 85 implan­ta­tions », déclare Philippe Valen­tin, le président de la CCI Lyon Métro­pole, en phase avec les nouvelles orien­ta­tions stra­té­giques souhai­tées par la Métro­pole de Lyon pour l’Aderly. Ces 62 entre­prises se répar­tissent en 36 implan­ta­tions françaises, 21 euro­péennes et 5 issues du grand inter­na­tio­nal.

36 300 emplois soute­nus dans l’AMELYSE

Bruno Bernard et Emeline Baume, pour la Métro­pole de Lyon, ont défini avec Philippe Valen­tin et Myriam Bencha­raa pour la CCI, les fonda­men­taux de la nouvelle feuille de route de l’Aderly avec, à la clé, un plan d’ac­tion pluri­an­nuel 2022/2026 qui donne pour mission à l’Agence « d’al­ler cher­cher et accom­pa­gner l’im­plan­ta­tion de nouvelles entre­prises et de nouveaux acteurs socioé­co­no­miques jugés utiles voire néces­saires pour le déve­lop­pe­ment du terri­toire en veillant à 5 prin­cipes d’ac­tion : utilité, péren­nité, collé­gia­lité, terri­to­ria­lité et exem­pla­rité ». En clair, l’Aderly va concen­trer ses efforts sur des « projets à impacts posi­tifs -impact social, envi­ron­ne­men­tal, produc­tif, de coopé­ra­tion et terri­to­rial- tout en conti­nuant à contri­buer à l’im­pact écono­mique ». Quatre filières prio­ri­taires sont iden­ti­fiées comme piliers prin­ci­paux : la santé globale (dont l’ali­men­ta­tion et le service d’in­té­rêt socié­tal), la mobi­lité douce (dont la logis­tique urbaine), la tran­si­tion écolo­gique (dont la construc­tion durable, l’éner­gie et la sobriété numé­rique) et le redé­ploie­ment produc­tif (dont l’in­dus­trie et le textile). Autre­ment dit, la relo­ca­li­sa­tion figure en bonne place dans les prio­ri­tés de la Métro­pole.

L’Aderly a présenté, dans le même temps, sa mesure des impacts à 10 ans des entre­prises implan­tées sur le terri­toire dans le cadre du baro­mètre mis en place avec le cabi­net Utopies. L’étude 2019 (période 2009/2018) faisait appa­raître 9 917 emplois directs soute­nus. Sur l’étude 2020 (période 2010/2019), le nombre d’em­plois monte à 10 386. Sur cette période (2010/2019), l’Aderly a accom­pa­gné 569 projets toujours actifs ayant généré 54 millions d’eu­ros de taxes directes repré­sen­tant 2,466 milliards d’eu­ros de PIB et 36 300 emplois soute­nus dans l’AMELYSE (Aire métro­po­li­taine Lyon Saint-Etienne). L’étude met en évidence que la crois­sance du volume des achats réali­sés loca­le­ment (+ 38%) indique que l’éco­no­mie de proxi­mité et les circuits courts ont forte­ment gagné dans cette dyna­mique d’im­plan­ta­tion d’en­tre­prises.

Le tandem Tché­nio-Gaillard

Parmi les entre­prises qui se sont implan­tées dans la région lyon­naise l’an dernier, figure, entre autres, Nagase Sangyo. Origi­naire du Japon, cette grande société de trading de 7 milliards d’eu­ros de chiffre d’af­faires, dans le secteur de la dermo­cos­mé­to­lo­gie, a choisi d’ins­tal­ler un labo­ra­toire dans le 8eBioser­ra1). Six créa­tions d’em­ploi à 3 ans sont prévues. Autre projet impor­tant, Granu­plast à Jassans-Riot­tier, une unité de produc­tion dans le recy­clage des plas­tiques. Un dossier porté par Thierry Lebrun, PDG et plusieurs indus­triels et experts-comp­tables bien connus à Lyon (Roland Tché­nio, Jacques Gaillard, Joël Jullien, Eric Germain et Jean-Pierre Rinaudo). A la clé, 8 millions d’eu­ros d’in­ves­tis­se­ment (15 millions avec la 2e phase) et 50 emplois à 3 ans pour une produc­tion annuelle de 40 000 tonnes. Quant à Merci René (aména­ge­ment d’es­paces), il vise 4 emplois et Swap­fiets (société hollan­daise dans le domaine de la micro-mobi­lité) prévoit de créer 10 emplois dans son centre de répa­ra­tion de Brignais.

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