L’OL réduit ses pertes semes­trielles mais reste dans le rouge

Première moitié d’exercice 2021/2022 marquée par une reprise d’activité et un EBE positif mais avec un résultat dans le rouge pour OL Groupe qui maintient des objectifs ambitieux à horizon 2024/2025 « si la reprise se confirme ». Et évoque de manière sibylline une « réflexion sur le renforcement des fonds propres ».

OL Groupe a réalisé un 1er semestre (du 1er juillet au 31 décembre dernier) de son exer­cice 2021/2022 meilleur que celui de l’an­née précé­dente avec un chiffre d’af­faires global certes en léger repli de 6% à 116,1 millions d’eu­ros, mais l’ac­ti­vité hors trading de joueurs est repar­tie à la hausse : + 7% à 75 millions. Et ce, pour une bonne part, grâce aux recettes de billet­te­rie (14,1 millions) qui avait été presque inexis­tantes un an aupa­ra­vant (à peine 2 millions). En revanche, les droits TV reculent, tout comme les produits de cession de joueurs. Si l’EBE (excé­dent brut d’ex­ploi­ta­tion) rede­vient posi­tif à 14,7 millions d’eu­ros contre –9,3 millions au 1er semestre précé­dent, le résul­tat net, part du groupe, tout en s’amé­lio­rant reste dans le rouge à –27,1 millions d’eu­ros contre –50,6 millions.

316,7 millions d’en­det­te­ment net de tréso­re­rie

Côté struc­ture finan­cière, les capi­taux propres sont en repli : 94,3 millions au 31 décembre contre 121,8 millions au 30 juin et les actifs liés aux contrats des joueurs sont en nette dimi­nu­tion. Quant à l’en­det­te­ment net de tréso­re­rie, il ressort à 316,7 millions contre 303 millions au 30 juin 2021. L’OL attend beau­coup du 2nd semestre du présent exer­cice avec la pour­suite de l’aven­ture euro­péenne tant pour les garçons (8e de finale de l’Eu­ropa League à venir) que pour les filles (1/4 de finale de Cham­pions League en mars), par ailleurs 1ère en cham­pion­nat. Objec­tif : leur quali­fi­ca­tion respec­tive pour l’Eu­rope en 2022/2023. Côté événe­men­tiel, plusieurs dates sont cochées pour le Grand Stade avec le concert de Grou­pama, début juin, mais aussi la venue de Soprano et d’Indo­chine. Et, dans les comptes du 2nd semestre, appa­rai­tra, entre autres le trans­fert de Bruno Guima­raes à Newcastle pour 50 millions €.

Reste toute­fois à finan­cer l’in­ves­tis­se­ment majeur de 141 millions d’eu­ros de la future Arena (capa­cité de 12 000 à 16 000 places), dont les travaux viennent de commen­cer. Un naming a été trouvé avec le groupe LDLC. Le finan­ce­ment, en cours de fina­li­sa­tion, devrait se répar­tir entre 51 millions de fonds propres et quasi fonds propres (sans appel au marché) et 90 millions € de crédit-bail immo­bi­lier.

Renfor­cer les fonds propres

Si OL Groupe main­tient les objec­tifs ambi­tieux avan­cés avant la crise sani­taire à savoir de 400 à 420 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires total et un objec­tif d’EBE supé­rieur à 100 millions, il pense les atteindre au terme de la saison 2024/2025. Et à condi­tion que la reprise des acti­vi­tés se confirme. L’OL précise que « ces objec­tifs restent soumis à certains aléas et pour­raient donc être amenés à être révi­sés, notam­ment en fonc­tion de l’abou­tis­se­ment de la réflexion sur le renfor­ce­ment des fonds propres et de la dyna­mique de la reprise ».

Renfor­cer les fonds propres, c’est forcé­ment une ques­tion d’ac­tion­naires. Elle se pose d’abord aux action­naires actuels (Jean-Michel Aulas, via Holnest détient 29,7% des droits de vote, la famille Seydoux 24,5%, les Chinois d’IDG 25,2% et le public 20%). Elle se posera peut-être aussi à d’autres inves­tis­seurs en fonc­tion des posi­tions et des souhaits expri­més par les proprié­taires actuels.

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