SantéVet lève 150 millions d’eu­ros

Le groupe lyonnais spécialiste de l’assurance santé des animaux de compagnie lève 150 millions d’euros, via Columna Capital, son actionnaire majoritaire, soit l’une des plus grosses levées de fonds à Lyon depuis le début de l’année. Objectif : devenir le leader européen du secteur avec 1 million d’animaux assurés d’ici à 2026 avec 500 créations d’emplois à la clé. Hugues Salord prend la direction opérationnelle du groupe.

Devenu en un peu moins de 20 ans l’un des acteurs majeurs de l’as­su­rance santé pour animaux de compa­gnie en France et en Belgique, SantéVet affiche l’am­bi­tion de deve­nir tout simple­ment le leader euro­péen du secteur. Et ce, à l’ho­ri­zon 2026 avec l’objec­tif d’ar­ri­ver à 1 million d’ani­maux assu­rés avec une présence dans quatre nouveaux pays à fort poten­tiel : Italie, Portu­gal, Pays-Bas et Autriche en plus des quatre où il est déjà implanté : France, Belgique, Espagne et Alle­magne. Dans ce cadre, SantéVet prévoit de recru­ter 500 personnes en cinq ans qui s’ajou­te­ront aux 350 sala­riés actuels du groupe dans ses instal­la­tions de Lyon (siège), Lille, Barce­lone et Franc­fort. Pour atteindre cet objec­tif, SantéVet se donne les moyens de son ambi­tion avec une levée de fonds signi­fi­ca­tive de 150 millions d’eu­ros, l’une des plus impor­tantes annon­cées depuis le début de l’an­née à Lyon. Une levée de fonds orga­ni­sée et sous­crite par Columna Capi­tal, l’ac­tion­naire majo­ri­taire de SantéVet depuis 2017 à hauteur de 70% aux côtés de la famille Salord (créa­trice de l’en­tre­prise) qui détient les 30% restants. Créée en 2009 avec des bureaux à Londres, Lugano et Luxem­bourg, Columna Capi­tal est une société d’in­ves­tis­se­ment entre­pre­neu­riale, diri­gée par quatre asso­ciés, qui gère plus de 1,2 milliard d’eu­ros de parti­ci­pa­tions dans des socié­tés établies en Europe avec des fonds prove­nant d’in­ves­tis­seurs privés (family office) et insti­tu­tion­nels recon­nus (français et inter­na­tio­naux) ayant un hori­zon d’in­ves­tis­se­ment de long terme. A l’oc­ca­sion de cette levée de fonds, Columna Capi­tal « renou­velle sa confiance dans la vision et les nouvelles ambi­tions stra­té­giques de l’en­tre­prise ». Paral­lè­le­ment à cette levée de fonds, une évolu­tion de la gouver­nance se met en place : Jérôme Salord, le créa­teur de SantéVet en 2003 passe de la direc­tion opéra­tion­nelle de l’en­tre­prise à la prési­dence du conseil de surveillance, tandis que son frère, Hugues Salord (photo), jusqu’a­lors direc­teur géné­ral, prend, quant à lui, les manettes du groupe en tant que CEO.

100 millions d’eu­ros en 2022

« Depuis la créa­tion de SantéVet, nous nous efforçons de propo­ser chaque jour des solu­tions nova­trices sur notre plate­forme digi­tale afin d’amé­lio­rer le quoti­dien des proprié­taires d’ani­maux, des profes­sion­nels du secteur ainsi que des animaux eux-mêmes, déclare Hugues Salord. Cette levée de fonds nous permet de fran­chir un cap et d’al­ler encore plus loin dans nos ambi­tions tout en assu­rant la conti­nuité de notre mission : démo­cra­ti­ser dans les prin­ci­paux pays euro­péens l’ac­cès aux soins des animaux en propo­sant un coût acces­sible à nos offres adap­tées à tout type de besoins et un service de qualité. Notre posi­tion de leader en France et notre arri­vée dans plusieurs pays euro­péens nous confirment le poten­tiel de crois­sance dans ce secteur ».

En France, deux foyers français sur trois possèdent au moins un animal de compa­gnie. Cette tendance a été renfor­cée par la crise sani­taire et la place gran­dis­sante du télé­tra­vail. SantéVet a mis en place récem­ment PayVet, un service de faci­li­tés de paie­ment et Veto­lib, une solu­tion de prise de rendez-vous en ligne. Pour 2022, l’objec­tif de SantéVet (dont le siège est installé dans le New Deal, l’an­cien garage Citroën, rue de Marseille) est d’ar­ri­ver à près de 300 000 contrats d’as­su­rance actifs pour un volume d’af­faires de 100 millions d’eu­ros (contre près de 80 millions en 2021). Depuis sa créa­tion en 2003, le groupe a remboursé pour 250 millions d’eu­ros de frais vété­ri­naires.

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