Sébas­tien Le Guillou : L’ha­billeur signe avec l’As­vel

À la tête de quatre boutiques de prêt-à-porter pour hommes, dont l’enseigne Moreteau, l’entrepreneur vient de signer un partenariat avec le club de basket villeurbannais. Une nouvelle référence pour celui qui habille déjà les joueurs de l’OL, les collaborateurs de l’univers Bocuse ou encore les Toques blanches lyonnaises.

(Article paru dans le maga­zine Lyon Déci­deurs #22 de février 2022)

L’an­née 2021 aura été riche pour l’ha­billeur Sébas­tien Le Guillou. Connu pour être le proprié­taire depuis 20 ans de l’en­seigne de prêt-à-porter pour hommes More­teau, le patron du groupe SLG qui porte ses initiales (65 colla­bo­ra­teurs, chiffre d’af­faires non commu­niqué), à la tête d’un réseau de quatre boutiques haut de gamme dans le Carré d’or lyon­nais, devient l’ha­billeur offi­ciel de LDLC ASVEL pour deux saisons. « Nous habillons les coachs, les services admi­nis­tra­tifs et les admi­nis­tra­teurs du club. Nous avons eu un excellent accueil de toute l’équipe, notam­ment de Gaëtan Müller et de Tony Parker. Et l’on peut dire que les liens avec l’OL nous ont permis d’avan­cer sur ce parte­na­riat, analyse le quadra­gé­naire, qui est égale­ment l’ha­billeur du club de Jean-Michel Aulas depuis 2012. À l’époque, notre colla­bo­ra­tion s’était faite par hasard, et je suis fier de dire aujourd’­hui que cela fait dix ans que nous travaillons ensemble », savoure Sébas­tien Le Guillou, qui compte aussi dans son porte­feuille de parte­na­riats l’uni­vers Bocuse, les Toques blanches lyon­naises ou encore le groupe Chopard Mercedes-Benz. Une façon pour l’en­tre­pre­neur de se faire connaître et de soigner sa répu­ta­tion dans le petit monde du luxe lyon­nais. « Aujourd’­hui, nous ne pouvons plus simple­ment attendre que le client rentre dans nos boutiques en passant devant. Nous avons besoin d’une stra­té­gie globale en deve­nant des lieux de desti­na­tion grâce à la visi­bi­lité amenée par nos parte­naires », explique-t-il.

Vais­seau amiral

Car, paral­lè­le­ment à la signa­ture de parte­na­riats, Sébas­tien Le Guillou conti­nue d’étendre sa toile avec l’ou­ver­ture, en décembre, d’une troi­sième boutique rue Edouard-Herriot (la quatrième est basée rue du Plâtre), en repre­nant les murs de l’his­to­rique maga­sin Façon­nable au numéro 30 de la rue lyon­naise du luxe pour y instal­ler la boutique Sébas­tien Le Guillou Habilleur. « Cette boutique, qui est l’un des plus beaux maga­sins du centre-ville, va deve­nir notre vais­seau amiral. Notre ambi­tion est de deve­nir la réfé­rence du prêt-à-porter pour homme sur Lyon et sa région. Nous avons égale­ment voulu créer une boutique convi­viale et chaleu­reuse avec un coin-bar à l’étage », déve­loppe-t-il. Un peu plus tôt en 2021, l’en­tre­pre­neur s’était égale­ment installé au 34 de la rue du Président Edouard-Herriot pour ouvrir une boutique Sébas­tien Le Guillou Denim, au concept plutôt surpre­nant puisqu’il est possible d’es­sayer des jeans… en dégus­tant du gin (tout est parti du jeu de mots) français ou japo­nais. « Quoi de mieux que de dégus­ter un bon gin tout en se reloo­kant ? », ques­tionne le diri­geant, qui est entré au début des années 90 dans le monde du prêt-à-porter.

« Redo­rer le blason »

Déten­teur d’un CAP vente, il débute en tant que stagiaire avant de deve­nir vendeur pour la maison More­teau en 1991. Petit à petit, il gravit les éche­lons jusqu’à rache­ter la marque dix ans plus tard. « Cela a été un vrai parcours de vie de dépous­sié­rer cette affaire. J’ai pu redo­rer le blason de la maison More­teau en gardant les codes du luxe, mais en adap­tant les produits à l’air du temps », rembo­bine celui qui four­mille de projets. Et qui a concré­tisé celui de ne pas être unique­ment un vendeur, mais aussi un fabri­cant en repre­nant, début 2020, le concep­teur d’ac­ces­soires pour hommes Grège Céré­mo­nie, qui produit nœuds papillons, cravates et autres bretelles dans des ateliers près d’Auxerre. Après ces déve­lop­pe­ments tous azimuts ces dernières années, l’exer­cice 2022 du groupe SLG devrait être consa­cré à la conso­li­da­tion des quatre boutiques, et au renfor­ce­ment de sa présence sur Inter­net pour gagner encore en visi­bi­lité. Thomas Squarta

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