Lyon Aéro­port propose 100 desti­na­tions en 2022

Avec 4,5 millions de passagers en 2021, l’aéroport lyonnais a rebondi de 27% par rapport à 2020. Et annonce plus de 100 destinations pour cet été avec 9 nouveautés et 7 nouvelles compagnies aériennes. Une rénovation complète du terminal 2 commence dans quelques semaines, soit 30 millions d’euros de travaux qui seront terminés en 2024.

Après une chute de 70% de son trafic en 2020, Lyon St-Exupéry affiche un rebond de 27,3% en 2021 à 4,5 millions de passa­gers, tout en restant encore en retrait de 61,5% par rapport à son record histo­rique de 2019 (11,740 millions de passa­gers). Au passage, Lyon s’est fait légè­re­ment dépas­ser l’an dernier par Marseille qui a connu une plus forte reprise (+ 38,8% à 4,6 millions), tout comme Nice (+ 42,8% à 6,5 millions). Au clas­se­ment des aéro­ports régio­naux, hors Paris, Lyon St-Exupéry occupe donc la 3e marche du podium. Idem pour Lyon-Bron, 3ème aéro­port français pour l’avia­tion d’af­faires.

Après un point bas à 40 desti­na­tions en 2020, l’aé­ro­port lyon­nais est remonté à 80 desti­na­tions en 2021 et en annonce plus de 100 pour cette année (contre 120 à 130 en 2019). Pour les vacances d’hi­ver en février, le nombre de sièges propo­sés était en hausse de 69% par rapport à février 2021. Cet été, il sera à + 75%. « Nous desser­vi­rons 34 pays diffé­rents, via 42 compa­gnies aériennes, explique Tanguy Berto­lus, président du direc­toire des Aéro­ports de Lyon (photo). 9 nouvelles desti­na­tions ouvrent par rapport à 2019 : Larnaca, Dakar, Santo­rin et Kos, La Réunion, Kayseri, Bari, Craco­vie et Belgrade. Et 7 nouvelles compa­gnies aériennes sont accueillies à l’aé­ro­port : TUS Airways, FLYOne Arme­nia, Air Monte­ne­gro, Air Séné­gal, Anado­lujet, Air Serbia et ASL ».

+ 7% pour le fret avionné

A rete­nir aussi, la bonne tenue de l’ac­ti­vité fret avec une dyna­mique en augmen­ta­tion de +7% en 2021 pour le fret avionné et de + 8% pour le fret tout cargo (en hausse même de 3% par rapport à 2019), grâce, entre autres, à l’ar­ri­vée de Qatar Airways. Et, cette année, TNT annonce 5 nouveaux vols par semaine.

2022 va être syno­nyme de reprise des inves­tis­se­ments pour la plate­forme lyon­naise avec la réno­va­tion totale du termi­nal 2 qui passe par un trans­fert de toute l’ac­ti­vité au termi­nal 1 pendant les travaux, soit 2 années pleines. Au total, 30 millions d’eu­ros de travaux sont annon­cés pour amélio­rer la perfor­mance éner­gé­tique du bâti­ment, opti­mi­ser l’ex­pé­rience client et pour amélio­rer le système de tri bagages. Le plan­ning du trans­fert est programmé à partir du 12 avril pour les 1ère compa­gnies (Volo­tea, Vueling, Lufthansa, TAP Portu­gal, Iberia) et à partir du 31 mai pour les autres (dont Air France-KLM, Corsair, Twinjet). Des aména­ge­ments sont prévus au satel­lite du termi­nal 1 pour accueillir ce report de trafic. Et le nouveau parking P3 va être mis en service mi-mai pour offrir 2 000 places face au termi­nal 1.

108 emplois à pour­voir

L’aé­ro­port lyon­nais pour­suit, par ailleurs, sa poli­tique d’in­no­va­tion avec Mona (parcours biomé­trique pour les clients), Smart Welcome (accueil et infor­ma­tion des passa­gers via QR Code, « vitre connec­tée » pour contact visuel avec un agent) ou bien encore un projet d’éco­no­mie circu­laire (rempla­ce­ment des gobe­lets jetables par des gobe­lets réuti­li­sables 500 fois, évitant 15 tonnes de déchets par an). Enfin, Tanguy Berto­lus confirme la stra­té­gie dévoi­lée en juin dernier par Vinci Airports pour faire de l’aé­ro­port de Lyon le 1er aéro­port français à atteindre, dès 2026, zéro émis­sion nette de CO2 sur le péri­mètre de l’en­tre­prise tout en faisant le site pilote pour décar­bo­ner l’avia­tion via l’hydro­gène.

Pour accom­pa­gner cette reprise, l’aé­ro­port annonce que 108 postes sont à pour­voir sur l’en­semble des entre­prises présentes sur la plate­forme, via une campagne de job dating le 14 avril au Forum des métiers de Meyzieu. Un deuxième rendez-vous sera programmé ensuite en mai. La reprise est là et bien là, même si le patron de Lyon St-Exupéry admet qu’il faudra sans doute attendre 2024/2025 pour espé­rer retrou­ver les niveaux de trafic passa­gers des années 2018/2019.

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