Paredes : François Thuilleur veut doubler de taille

Après avoir atteint avec un an d'avance les objectifs de son plan stratégique, François Thuilleur annonce désormais vouloir plus que doubler le chiffre d'affaires du numéro 2 de l'hygiène professionnelle pour dépasser 500 millions d'euros par an à l'horizon 2030.

Quand il a été nommé en 2017 à la tête du numéro 2 français des produits d’hy­giène et de protec­tion pour les profes­sion­nels Paredes, François Thuilleur avait pour mission de réveiller une « belle endor­mie ». « Et l’on peut dire aujourd’­hui qu’elle est plus que réveillée. Elle est même survol­tée ! », se féli­cite-t-il, chiffres à l’ap­pui : le groupe de 650 colla­bo­ra­teurs implanté à Genas, dont il est le premier diri­geant à ne pas être de la famille fonda­trice, a atteint avec un an d’avance les objec­tifs de son plan stra­té­gique nommé #Défi2022 en réali­sant un chiffre d’af­faires de 213 millions d’eu­ros en 2021. « Cela repré­sente un crois­sance de +23% depuis 2019, soit une hausse 2 à 3 fois supé­rieure aux autres acteurs du marché », souligne le Pdg qui a recen­tré ces derniers temps l’ac­ti­vité de Paredes sur ses marchés jugés stra­té­giques (santé, indus­trie phar­ma­ceu­tique, agroa­li­men­taire, collec­ti­vi­tés…). Et qui nour­rit désor­mais de grandes ambi­tions : deve­nir le numéro 1 de l’hy­giène profes­sion­nelle en France et plus que doubler son chiffres d’af­faires d’ici à 2030 « pour atteindre 500 millions d’eu­ros ».

Des acqui­si­tions prévues

Pour y parve­nir, l’ETI qui four­nit gants, masques et autres papiers toilettes va miser sur l’in­ter­na­tio­nal. Alors qu’elle n’est pour l’ins­tant présente qu’en Italie, le diri­geant entend prendre rapi­de­ment des posi­tions en Suisse, en Alle­magne et au Bene­lux. Le groupe indé­pen­dant, dont 100% du capi­tal est détenu par la famille fonda­trice et les colla­bo­ra­teurs, annonce dispo­ser d’une enve­loppe pour réali­ser 150 à 200 millions d’eu­ros pour réali­ser des acqui­si­tions en France et dans les pays limi­trophes. Une première opéra­tion devrait ainsi être bouclée prochai­ne­ment avec une PME suisse. « Nous visons égale­ment 5% de crois­sance orga­nique dans les années qui viennent », détaille François Thuilleur, dont le posi­tion­ne­ment est bien affirmé : « Nous ne serons jamais les moins chers du marché ». Mais Paredes a d’autres argu­ments à faire valoir auprès de ses clients. A commen­cer par une gamme d’ar­ticles « made in France ». Paredes, qui produit envi­ron 20% de son offre cata­logue, vient notam­ment d’in­ves­tir plus de 500 000 euros à Genas dans une nouvelle ligne de fabri­ca­tion de savons.

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