Vacances d’hi­ver : 90% de taux d’oc­cu­pa­tion dans les stations

Les 175 stations d’Auvergne-Rhône-Alpes ont atteint des niveaux de fréquentation exceptionnels en février, en hausse de 5 points par rapport à l’avant crise sanitaire. Et les prévisions pour l’ensemble de la saison jusqu’à fin avril s’annoncent excellentes. Le bilan est un peu moins florissant pour la région en février, hors stations de ski.

Grâce à un niveau sans précé­dent de réser­va­tions d’ul­tra dernière minute, les stations de ski d’Auvergne-Rhône-Alpes ont atteint des niveaux de fréquen­ta­tion excep­tion­nels lors des vacances d’hi­ver, le mois dernier (*). Avec un taux d’oc­cu­pa­tion moyen quasi maxi­mal de 90%, elles affichent une progres­sion de 5 points par rapport à 2002, juste avant le 1er confi­ne­ment. La fréquen­ta­tion a été bien équi­li­brée sur les 4 semaines, de 88% pour la 1ère semaine à 92% pour la dernière semaine.

Alors que les nuitées étaient en hausse de 3% début février, elles affichent une progres­sion de 6,4% début mars. Les nombreuses réser­va­tions de dernière minute dans les stations d’al­ti­tude supé­rieure à 1 800 mètres et de grande capa­cité d’ac­cueil (+ 25 000 lits touris­tiques) ont joué à plein dans ces bons résul­tats, avec notam­ment un retour partie des clien­tèles inter­na­tio­nales. Les petites stations de charme ont égale­ment réalisé de très belles perfor­mances.

Retour des Britan­niques, Belges et Néer­lan­dais en force

Les réser­va­tions sur les plate­formes Airbnb et Abri­tel affichent une progres­sion de 25% leurs nuitées en station dans les Alpes du Nord pour les vacances d’hi­ver. Ce qui confirme que les loge­ments indi­vi­duels, jugés plus sûrs en période de pandé­mie, sont très recher­chés par la clien­tèle. La fréquen­ta­tion inter­na­tio­nale reste en légère baisse de – 5%. L’as­sou­plis­se­ment des contraintes pour les Britan­niques a permis un retour de ces derniers -ils consti­tuaient la 1ère clien­tèle touris­tique avant la crise- mais leur fréquen­ta­tion reste toute­fois infé­rieure de 15% à celle de février 2020. Un repli compensé par une forte progres­sion des Néer­lan­dais (+ 19%) et des Belges (+ 40%).

Fabrice Panne­koucke, président d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme (photo), parle d’un « bilan posi­tif des vacances d’hi­ver dans les stations de montagne de la région avec un vrai engoue­ment de dernière minute qui témoigne de l’at­trac­ti­vité des sports d’hi­ver pour les clien­tèles françaises et inter­na­tio­nales, et parti­cu­liè­re­ment les Britan­niques qui sont reve­nus en force profi­ter des plai­sirs de la glisse ».

Une projec­tion sur l’en­semble de la saison (du 4 décembre au 29 avril) laisse entre­voir, à ce stade, un niveau de réser­va­tion, tout juste infé­rieur de 1,5% par rapport à 2020. Le taux d’oc­cu­pa­tion prévi­sion­nel du mois de mars se profile à 64%, soit tout juste 1,2 point en dessous de mars 2020.

Nuitées russes en chute de 79%

Les nuitées dans les hôtels devraient affi­cher une progres­sion de +1,6% sur toute la saison par rapport à la saison 2019/2020. Les meublés en agences immo­bi­lières s’an­noncent en crois­sance de 8%, les rési­dences de tourisme à – 1%. Les villages vacances (- 15%) sont moins bien orien­tés. Et ce sont surtout les héber­ge­ments gérés par les tour-opéra­teurs qui souffrent (- 23%), péna­li­sés par le retour encore partiel de la clien­tèle inter­na­tio­nale. Avant même la guerre en Ukraine, les nuitées russes n’avaient pas repris. Elles affichent un retrait de 79%.

Quant au bilan des vacances d’hi­ver pour l’en­semble du terri­toire de la région Auvergne-Rhône-Alpes (les 175 stations repré­sentent 60% de la fréquen­ta­tion), il est « légè­re­ment moins posi­tif que dans les stations avec une baisse de 6% des nuitées ». En cause, la chute des clien­tèles étran­gères (- 23%) et la baisse de fréquen­ta­tion des grandes desti­na­tions urbaines (- 17%) qui sont à l’ori­gine de cette tendance en léger repli.

(*) Sources: G2A Liwango et Orange Fux Vision

Remonter