La Caisse d’Epargne Rhône Alpes en forme

Une activité en hausse de 5% à 720 millions d’euros de PNB, portée par des crédits et une collecte bien orientés. Un résultat net de 189 millions qui retrouve son niveau d’avant crise. Avec son nouveau plan stratégique à horizon 2024, l’Ecureuil est serein, même si la guerre en Ukraine n’est pas sans conséquences.

Quelques jours après leurs cousins « bleus » de BPAURA, les « rouges » de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes (CERA) présentent des résul­tats 2021 solides et en forte progres­sion après une année 2020 compliquée pour toute l’éco­no­mie. Qu’il s’agisse du produit net bancaire (PNB), l’équi­valent du chiffre d’af­faires d’une entre­prise clas­sique, en hausse de 5% à 719,9 millions d’eu­ros, de la produc­tion de crédits à 6,5 milliards (avec un encours de 30,6 milliards + 5,1%) ou bien encore de la collecte à 2,3 milliards (avec un encore de 50,9 milliards + 5%), l’ac­ti­vité commer­ciale a été bien orien­tée en 2021. Le coût du risque a été ramené à 39 millions d’eu­ros (contre 67 millions en 2020), soit un niveau compa­rable à celui d’avant la crise sani­taire. Si bien que le résul­tat net de la banque coopé­ra­tive ressort à 189 millions d’eu­ros (contre 139 millions en 2020) et retrouve, là aussi, son niveau anté­rieur. Avec un nouvel apport de 343 millions, les capi­taux propres s’élèvent désor­mais à 3,9 milliards d’eu­ros et le ratio de solva­bi­lité flirte avec les 20%.

51 start up accom­pa­gnées

« Notre raison d’être au service du déve­lop­pe­ment du terri­toire et de nos clients a été accé­lé­rée par la crise Covid. Nous avons été présents, réac­tifs et aux côtés de tous nos clients », constate Alain Deni­zot, président du direc­toire de la CERA, forte de 1,5 million de clients et de 3 000 sala­riés répar­tis en 280 agences de proxi­mité, 8 centres d’af­faires et quelques agences secto­rielles (montagne, inno­va­tion, santé, viti­cul­ture, ESS). Implan­tée sur 5 dépar­te­ments (Ain, Rhône, Isère, Savoie et Haute-Savoie), la Caisse d’Epargne Rhône Alpes se féli­cite aussi des bons résul­tats de la Banque du Léman (2 agences à Genève et Lausanne) qui attire de nombreux travailleurs trans­fron­ta­liers (15,4 millions de francs suisses de PNB et 11 000 clients). Bonne tenue aussi de l’ac­ti­vité assu­rances de la CERA avec un stock de contrats de produits d’as­su­rances qui a progressé de + 4,7% à 521 000.

Les efforts de la banque en matière d’inno­va­tion se révèlent payants aussi avec 200 projets accom­pa­gnés depuis 6 ans (100 millions d’eu­ros prêtés et 4 000 emplois créés). S’agis­sant du HUB 612, l’in­cu­ba­teur de la CERA orienté fintech et insu­re­tech a accom­pa­gné, de son côté, 51 start up et 16 ont fait l’objet d’un finan­ce­ment via HUB 612 Parti­ci­pa­tion dont deux levées de fonds impor­tantes pour Mon Petit Place­ment et Yupwego.

287 recru­te­ments

Côté ressources humaines, la CERA a procédé à 287 embauches (88% en CDI) et fait appel à 138 jeunes en contrats d’al­ter­nance ou stage. Un impor­tant plan de forma­tion se met en place égale­ment repré­sen­tant 4,4% de sa masse sala­riale. Et la CERA ne cache pas sa fierté d’af­fi­cher un index d’éga­lité profes­sion­nelle homme-femme de 99/100.

A signa­ler, par ailleurs, que la Fonda­tion Caisse d’Epargne Rhône Alpes a soutenu 134 projets d’as­so­cia­tions pour un total de 2,2 millions d’eu­ros l’an dernier.

L’an­née 2022 marque, à présent, la mise en place d’un nouveau plan stra­té­gique de la banque pour les 3 ans qui viennent. Baptisé « Ensemble, un nouvel élan » ce plan s’ar­ti­cule autour de 5 ambi­tions prio­ri­taires : l’in­no­va­tion pour anti­ci­per et répondre aux enjeux de trans­for­ma­tion, renfor­cer de la place du client au cœur de la stra­té­gie de la banque, déve­lop­per de nouvelles acti­vi­tés, mise en place d’un nouveau pacte social, promou­voir le modèle respon­sable coopé­ra­tif et régio­nal de la CERA. Ce plan stra­té­gique sera présenté à l’en­semble du person­nel le 2 juin prochain dans le cadre d’une conven­tion.

Seul motif d’inquié­tude, les consé­quences écono­miques de la guerre en Ukraine. « Oui, il y a un accrois­se­ment de l’inquié­tude avec tout ce qui se passe autour de l’éner­gie, entre autres, précise Alain Deni­zot. Dans l’im­mo­bi­lier, on voit quelques projets diffé­rés. La remon­tée des taux d’in­té­rêt est incon­tes­table aussi. Mais on sait aussi que les entre­prises savent faire preuve de beau­coup de rési­lience. Avec les bons résul­tats enre­gis­trés en 2021, elles peuvent tenir ».

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