Prési­den­tielle : Emma­nuel Macron devant Jean-Luc Mélen­chon d’une courte tête à Lyon

Participation élevée à Lyon avec 82% de votants (en hausse de 1,6 point par rapport à 2017). Emmanuel Macron vire en tête à 31,8%, juste devant Jean-Luc Mélenchon 31%. Marine Le Pen est stable à 8,97%. Soutenu par le maire de Lyon, Yannick Jadot finit 4e à 7,67%, presque à égalité avec Eric Zemmour 7,65%. Le Président sortant est en tête aussi dans la Métropole à 30,5% suivi de près par le candidat de l’Union Populaire à 28,95% et Marine Le Pen à 13,4%.

Un motif de satis­fac­tion pour les Lyon­nais. Ils ont plus voté, hier, qu’en 2017 : 81,93% de votants contre 80,3% cinq ans aupa­ra­vant. Un taux de parti­ci­pa­tion supé­rieur de plus de 8 points à la moyenne natio­nale. Comme en 2017, c’est Emma­nuel Macron qui arrive en tête, de peu, mais sur la première marche du podium avec 31,8% des suffrages, soit 1,5 point de plus qu’en 2017 (30,3%). Il est vrai qu’a­lors Lyon faisait figure de capi­tale de la macro­nie nais­sante. Le Président sortant est talonné par Jean-Luc Mélen­chon à 31,06% qui a béné­fi­cié à plein du réflexe de vote utile à gauche, puisque Yannick Jadot, bien que soutenu par le maire de Lyon et le président de la Métro­pole de Lyon, plafonne à 7,67%. Si l’on ajoute les 2% d’Anne Hidalgo, 1,63% de Fabien Rous­sel, le total de la gauche dépasse les 42%.

Descente aux enfers pour LR et le PS

A Lyon, comme partout en France, c’est la descente aux enfers de LR et du PS qui retient l’at­ten­tion. LR passe de 23,4% en 2017 avec François Fillon à 5,6% avec Valé­rie Pécresse, tandis que le PS dispa­rait presque des radars : de 9,1% avec Benoît Hamon, il dégrin­gole à 2% avec Anne Hidalgo. Certes, il n’y avait pas de candi­dat écolo­giste en 2017 et EELV n’avait pas gagné la Ville de Lyon en 2017, mais pour le PS la chute est brutale. Comme elle l’est à Villeur­banne où Anne Hidalgo, forte­ment soute­nue par le maire Cédric Van Styven­dael, ne dépasse pas 2,1%. Pas de progres­sion pour Marine Le Pen qui reste scot­chée à 8,97% (contre 8,8% en 2017). Dans le cas présent, Eric Zemmour à 7,65% n’est pas très loin de la candi­date du RN, récu­pé­rant au passage, une frac­tion signi­fi­ca­tive de l’élec­to­rat LR de 2017, à l’ins­tar du candi­dat LR à la mairie de Lyon, Etienne Blanc, qui a parrainé le polé­miste d’ex­trême droite.

Même ordre d’ar­ri­vée dans la Métro­pole de Lyon et le dépar­te­ment du Rhône. Emma­nuel Macron occupe la 1ère place avec 30,5% dans les deux cas, suivi de Jean-Luc Mélen­chon à 28,95% dans la Métro­pole et 25,2% dans le Rhône. Marine Le Pen complète le podium avec 13,4% dans la Métro­pole et 16,5% dans le Rhône. Eric Zemmour finit 4e avec 8%. Yannick Jadot flirte avec les 6% dans la Métro­pole. Il devance Valé­rie Pécresse à 5,4% dans la Métro­pole.

Ce qui va se passer chez LR dans les jours qui viennent sera scruté avec inté­rêt à Lyon dans la pers­pec­tive des prochaines légis­la­tives. Pascal Blache lance sa candi­da­ture dans la 4e circons­crip­tion du Rhône, dès ce jeudi. Quelle sera sa posi­tion quant au 2nd tour de la prési­den­tielle ? Tout le monde a bien remarqué le silence de Laurent Wauquiez hier soir. Nul doute qu’il ne va pas tarder à se faire entendre. Et l’on sait déjà qu’il sera sans conces­sion vis-à-vis d’Em­ma­nuel Macron. Une posi­tion qui est loin de faire l’una­ni­mité dans la région lyon­naise.

La posi­tion de Laurent Wauquiez atten­due

Damien Abad, le président du groupe LR à l’As­sem­blée natio­nale (député de l’Ain) a été très clair dès hier soir (appe­lant à voter contre Marine Le Pen), tout comme Alexandre Vincen­det (voir réac­tions en préfec­ture) que Gérald Darma­nin fait tout pour atti­rer dans le giron d’une nouvelle majo­rité prési­den­tielle dans l’hy­po­thèse d’une réélec­tion d’Em­ma­nuel Macron. A gauche aussi, les grandes manœuvres vont commen­cer. Pour espé­rer reprendre à LREM des circons­crip­tions, les négo­cia­tions vont être serrées entre les mélen­cho­nistes en posi­tion de force et des écolo­gistes loin derrière, mais qui ont l’avan­tage de dispo­ser d’un député sortant, en la personne d’Hu­bert Julien-Lafer­rière, élu sous les couleurs LREM en 2017. Dans l’im­mé­diat, la bataille du 2nd tour de la prési­den­tielle s’an­nonce, quoi qu’il en soit, très serrée entre les deux fina­listes de 2017.

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