Avec Jean-Chris­tophe Castillon, Cardi­nal accé­lère sur l’hos­pi­ta­lité

Le groupe Cardinal recrute Jean-Christophe Castillon, ex-directeur des opérations France et Europe du groupe Mama Shelter. Une arrivée en lien avec l’accélération de la stratégie du groupe de promotion et de gestion immobilière sur les questions d’hospitalité, via le lancement d’un nouveau concept de résidences.
Thibault Champenier et Jean-Christophe Castillon ©MF

Du mouve­ment dans le Cube Orange de la Confluence. Le groupe lyon­nais Cardi­nal vient de recru­ter Jean-Chris­tophe Castillon, ancien cadre du groupe Accor (2000–2013) puis du Mama Shel­ter (2013–2021). Grâce à cette arri­vée, le groupe fondé et dirigé par Jean-Chris­tophe Larose, entend pour­suivre ses efforts axés sur l’hos­pi­ta­lité — via ses filiales Cardi­nal Gestion et Cardi­nal Campus —, autour d’un nouveau concept de rési­dences gérées baptisé Good Morning. «  Avec Good Morning, nous voulons propo­ser des lieux d’ac­cueil et de vie nouvelle géné­ra­tion, desti­nés aussi bien aux étudiants qu’aux docto­rants, start-uppers, stagiaires, auto-entre­pre­neurs ou jeunes actifs, souligne Thibault Cham­pe­nier, direc­teur géné­ral délé­gué du groupe Cardi­nal et président de Cardi­nal Campus. L’idée, c’est de modi­fier les codes et d’ap­por­ter une touche nouvelle dans notre approche des rési­dences gérées. »

Ces futurs projets Good Morning se distinguent des 42 rési­dences Cardi­nal Campus exis­tantes (26 à Lyon) par leurs tailles et séries d’équi­pe­ments mis à dispo­si­tion. « Une rési­dence gérée stan­dard compte envi­ron 100 lits et des espaces communs limi­tés. Avec Good Morning, on propose des lieux de plus de 300 lits, avec des parties communes bien plus grandes, autant à l’in­té­rieur qu’en exté­rieur », précise le diri­geant. Les rési­dents pour­ront ainsi profi­ter des terrasses et pota­gers parta­gés, des espaces détentes, salles de sport et de cinéma, jeux d’ar­cade, cuisines parta­gées, studios de musique, salles inso­no­ri­sés, lave­ries connec­tées, salle de confé­rences, espaces de co-working… « L’idée, c’est vrai­ment de s’in­té­res­ser au bien-êtredes occu­pants. On veut appor­ter un service inspiré d’une hôtel­le­rie life­style et décom­plexée, faire venir les locaux dans ces rési­dences et mixer les popu­la­tions, c’est la philo­so­phie du Mama Shel­ter, et c’est le sens de mon arri­vée chez Cardi­nal aujourd’­hui », souligne Jean-Chris­tophe Castillon.

1 million d’eu­ros d’in­ves­tis­se­ment par rési­dence

Trois projets sont déjà en cours : Lyon dont l’ou­ver­ture est prévue pour la rentrée 2022 dans le quar­tier Roche­car­don, près de Vaise (303 lits), Créteil en septembre 2023 (625 lits) et Cergy-Pontoise en septembre 2024 (617 lits). « Le projet lyon­nais est piloté avec la SACVL, donc nous ne sommes pas les proprié­taires du bâti­ment. Mais pour les rési­dences où nous sommes le promo­teur, comme les deux qui arri­ve­ront en région pari­sienne, l’in­ves­tis­se­ment pour Cardi­nal est de l’ordre du million d’eu­ros par rési­dence », détaille Thibault Cham­pe­nier. Le président de Cardi­nal Campus compte bien déve­lop­per ce nouveau concept, sans pour autant fixer d’objec­tifs précis : « Avec Jean-Chris­tophe Larose, nous ne raison­nons pas sur un nombre précis d’ou­ver­tures, mais plutôt sur des des cohé­rences de projet. Idéa­le­ment, ce serait bien d’ou­vrir une rési­dence Good Morning par an. » 

Ces rési­dences nouvelle géné­ra­tion pour­raient aussi inté­grer une partie hôte­lière. « On ne s’in­ter­dit rien. Sur les rési­dences avec 500 loge­ments, on peut aussi faire 10 ou 20% de nuitées si l’on voit que ça fonc­tionne et qu’il y a un marché, expose Thibault Cham­pe­nier. C’est aussi pour cela qu’on s’en­toure d’un spécia­liste comme Jean-Chris­tophe (Castillon). Peut-être que demain, nous serons capables d’al­ler draguer et faire venir chez nous des clients qui iraient habi­tuel­le­ment chez Airbnb… » Des projets d’en­ver­gure qui pour­raient notam­ment fleu­rir dans l’ag­glo­mé­ra­tion lyon­naise ces prochaines années. « On cherche dans toute la ville, même si on a besoin d’es­pace donc on aura du mal à s’ins­tal­ler dans certains endroits, mais le 7e, le 8e et le 9e sont des pistes de réflexion. On peut même imagi­ner aller plus en péri­phé­rie, comme à Bron où l’on trouve beau­coup d’étu­diants », concluent les deux diri­geants aux manettes du projet.

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