ZOL : Éric Bois­son, l’hy­per­crois­sance avant la pause

L'agence web et mobile Zol enregistre une hausse de son chiffre d'affaires de plus de 65% en 2021 qui s'accompagne de la création de dix nouveaux postes. Mais son dirigeant, Eric Boisson, entend mettre prochainement un frein au développement express « pour garder notre ADN d'entreprise humaine ».

Une hausse du chiffre d’af­faires de plus de 65 % pour atteindre 4,2 millions d’eu­ros l’an­née dernière : l’agence lyon­naise web et mobile ZOL, qui compte 55 colla­bo­ra­teurs, connaît une phase d’hy­per­crois­sance qui s’est traduite par la créa­tion de 10 nouveaux postes. Une crois­sance liée au « posi­tion­ne­ment diffé­ren­ciant » de l’agence qui se présente comme « la haute couture en version numé­rique » selon le diri­geant de ZOL, Éric Bois­son : « Nous nous refu­sons à avoir une approche low cost du digi­tal. À l’op­posé des sites vitrines et des appli­ca­tions “prêtes à l’em­ploi”, nous conce­vons des solu­tions réel­le­ment sur mesure en partant d’une feuille blanche pour véri­ta­ble­ment coller aux attentes de nos clients. Et nous rencon­trons de plus en plus d’en­tre­prises déçues par leurs expé­riences de solu­tions préfa­briquées et qui viennent toquer à notre porte. »

« Un marché de niche »

L’agence, qui compte de nombreuses réfé­rences (L’Oréal, Fidu­cial, Joa, M6 Web, La Poste…) affirme travailler aussi bien avec des start-up, des PME ou des grands comptes, qui repré­sentent, chacun, un tiers de la clien­tèle. « Nous sommes sur un marché de niche, mais qui se déve­loppe. Il y a une matu­rité des clients tous secteurs confon­dus qui finissent par se dire que chaque entre­prise étant unique, alors autant faire en sorte que sa vitrine digi­tale le soit aussi », avance Éric Bois­son, qui table sur un chiffre d’af­faires de l’ordre de 5 millions d’eu­ros cette année. Arrivé à la direc­tion de l’en­tre­prise en 2016 quand elle ne comp­tait que 11 sala­riés, il annonce d’ores et déjà mettre prochai­ne­ment un frein au déve­lop­pe­ment express de ZOL : « L’idée est de s’ar­rê­ter de gros­sir quand l’on comp­tera 60 ou 70 colla­bo­ra­teurs, car il est impor­tant de ne pas perdre notre ADN d’en­tre­prise humaine », avance Éric Bois­son.

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