AviaSim : Thomas Gasser lève 1 million pour s’ex­por­ter en Amérique du Nord

La start-up lyonnaise AviaSim, spécialisée dans la simulation aéronautique, vient de finaliser une levée de fonds à hauteur de 1 million d’euros. Son fondateur, Thomas Gasser, ambitionne de s’implanter en Amérique du Nord pour conquérir un marché à fort potentiel.

Déve­lop­pée par Thomas Gasser depuis 2012, la start-up Avia­sim (8 colla­bo­ra­teurs, 1,4 million d’eu­ros de chiffre d’af­faires), spécia­li­sée dans la simu­la­tion aéro­nau­tique, va accé­lé­rer sa crois­sance grâce à une levée de fonds de 1 million d’eu­ros auprès de la BPI, du Crédit Agri­cole et CIC, et de l’in­ves­tis­seur Xavier Loos­veldt. « Avec cette augmen­ta­tion de capi­tal, nous avons l’am­bi­tion de nous implan­ter en Amérique du Nord », affirme Thomas Gasser. L’en­tre­pre­neur lyon­naise souhaite signer des contrats de parte­na­riat avec des hôtels aux Etats-Unis et au Canada afin « de prolon­ger ce que nous faisons ’en France avec le groupe Accor pour l’ins­tal­la­tion de répliques de cock­pit d’Air­bus A320 dans certains de ses hôtels  ». Si le projet abouti, Thomas Gasser envi­sage d’ores et déjà une nouvelle levée de fonds plus consé­quente, le but étant de conti­nuer à se déployer « en faisant bien les choses » de l’autre côté de l’At­lan­tique.

Montréal pour se lancer

Déjà présent dans 17 villes en France, AviaSim a choisi Montréal comme « ville test » pour commen­cer à s’im­plan­ter, d’ici la fin de l’an­née, sur le conti­nent nord-améri­cain. « Avec Montréal, l’idée c’est de tester le marché et voir comment ça se passe pour ensuite ouvrir 3 ou 4 nouveaux établis­se­ments dans d’autres villes. » La start-up table sur un poten­tiel marché de 30 à 60 millions de dollars par an sur une soixan­taine de villes nord-améri­caines. « Nous allons enta­mer des recru­te­ments au Canada d’ici quelques mois », détaille Thomas Gasser qui était récem­ment à Los Angeles pour travailler sur le déploie­ment d’AviaSim en Cali­for­nie. « Cette année, on espère les 2 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires, et à moyen terme, grâce aux nouveaux établis­se­ments, on souhaite atteindre les deux chiffres. »

Thomas Squarta

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