Valo­rem : Alexis Morin aux manettes à Lyon

Créée en 2020, l’agence lyonnaise de Valorem, producteur d’énergies vertes regroupe aujourd’hui une dizaine de personnes. Avec deux projets phares initiés cette année dans l’Ain et la Nièvre, cette entreprise à mission lance aussi des études prospectives dans tous les départements de la région.

Formé aux Arts & Métiers à Cluny, Alexis Morin a rejoint Valo­rem à Lyon en 2020, à la créa­tion de l’agence lyon­naise de l’en­tre­prise de Bègles. Fondée en 1994 par Jean-Yves Gran­di­dier et deux autres asso­ciés, Valo­rem est passée du stade de bureau d’études à celui de produc­teur d’éner­gies vertes. Pion­nier dans les éner­gies renou­ve­lables, Valo­rem s’est affir­mée en un peu plus d’un quart de siècle comme un opéra­teur indé­pen­dant poly­va­lent en éner­gies vertes qui déve­loppe des parcs d’éner­gies renou­ve­lables : centrales éoliennes, solaires photo­vol­taïques et petites centrales hydro­élec­triques. L’en­tre­prise regroupe près de 400 personnes avec une présence en France, Finlande, Grèce et Colom­bie. « Valo­rem change de braquet, explique Alexis Morin (photo), respon­sable régio­nal. Si on ne déve­loppe pas les éner­gies renou­ve­lables, on n’y arri­vera pas. D’où nos déve­lop­pe­ments sur tout le terri­toire à Carcas­sonne, Nantes, Amiens, Aix-en-Provence, Lyon, aux Antilles dans les DOM-TOM, mais aussi dans les pays scan­di­naves ». Et d’ex­pliquer la stra­té­gie de Valo­rem qui est tout à la fois un déve­lop­peur, un construc­teur et un exploi­tant de parcs avec, à chaque fois, un client : le terri­toire avec des collec­ti­vi­tés locales qui sont action­naires des parcs. Valo­rem joue aussi la carte du finan­ce­ment parti­ci­pa­tif depuis 2011 afin d’as­so­cier la popu­la­tion aux projets. « Nous exploi­tons une quaran­taine de parcs dont les ¾ en éolien avec aussi une forte crois­sance du solaire et des déve­lop­pe­ments en hydro­gène », précise Alexis Morin.

L’éner­gie va être chère

L’agence de Lyon qu’il dirige super­vise les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bour­gogne-Franche-Comté. Son effec­tif est passé de 2 à 11 personnes et elle travaille sur deux gros projets. Le premier dans l’Ain, à Pont-d’Ain, consiste à trans­for­mer un terrain pour construire une ferme solaire de 14 à 15 hectares. Le deuxième, dans la Nièvre, autour d’une acti­vité d’agri­vol­taïsme. Un dossier conduit en lien avec la Chambre d’agri­cul­ture sur un terrain de 50 hectares avec l’ins­tal­la­tion de jeunes agri­cul­teurs à la clé. D’autres projets sont en cours à Paray-le-Monial en Saône-et-Loire ou bien encore dans l’Yonne (éolien) et des études pros­pec­tives sont lancées dans tous les dépar­te­ments de la région, Rhône compris. Autant de projets en ligne avec les préoc­cu­pa­tions d’Alexis Morin en termes de tran­si­tion éner­gé­tique et de réchauf­fe­ment clima­tique. « Je ne me vois pas faire autre chose », ajoute-t-il.

Deve­nue aujourd’­hui une société à mission, Valo­rem se fixe comme objec­tif de « rele­ver le défi d’un avenir éner­gé­tique durable en y asso­ciant la popu­la­tion et les collec­ti­vi­tés locales ». Et ce autour d’une raison d’être qui vise à « valo­ri­ser ensemble les éner­gies des terri­toires pour ouvrir la voie à un avenir durable et soli­daire ».

Reste que le contexte géopo­li­tique est pour le moins inquié­tant pour les années qui viennent. « Nous sommes confron­tés à des tensions gran­dis­santes avec la Chine et la Russie avec des turbu­lences fortes. Il faut savoir s’auto-défendre et être varié dans nos éner­gies. Nous devons aussi nous habi­tuer à l’idée que l’éner­gie va être chère », conclut Alexis Morin.

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