Editeurs de logi­ciels : + 17,5% de crois­sance en 2021 dans la Région

Confirmation de la bonne santé des éditeurs de logiciels français avec les résultats du Top 250 réalisé par Numeum et EY. Des entreprises en forte croissance, qui recrutent et qui font de la RSE un nouvel axe de transformation. Sur le podium régional : Cegid, Esker et Sogelink.

Les éditeurs de logi­ciels se portent bien, merci ! La 12e édition du Top 250 réalisé, à l’échelle natio­nale, par Numeum, l’or­ga­ni­sa­tion profes­sion­nelle du numé­rique en France (membre de la fédé­ra­tion Syntec) et EY en apporte la confir­ma­tion. En Auvergne-Rhône-Alpes, une petite tren­taine d’en­tre­prises a pris part à l’enquête, en parte­na­riat avec Digi­tal League. Avec 1,4 milliard d’eu­ros de chiffre d’af­faires réalisé en 2021, les éditeurs d’Au­vergne-Rhône-Alpes affichent une crois­sance de +17,5%, après un + 4,8% en 2020 (en dépit de la crise sani­taire ou grâce au Covid). Des entre­prises en bonne santé finan­cière, puisque 96% des répon­dants disent avoir réalisé un béné­fice d’ex­ploi­ta­tion. Elles affichent de fortes ambi­tions de crois­sance externe puisque 76% d’entre elles envi­sagent de réali­ser une acqui­si­tion dans le futur. Majo­ri­tai­re­ment, leur acti­vité est franco-française à 66%, tandis que l’Eu­rope pèse pour 25%, les Etats-Unis 7% et l’Asie-Paci­fique 2%. C’est une diffé­rence avec les résul­tats du Top 250 au niveau natio­nal, puisque la part réali­sée hors de France est de 58%, tirée par les grands éditeurs.

Efalia en pointe sur la RSE

En termes de finan­ce­ment, les éditeurs d’Au­vergne-Rhône-Alpes privi­lé­gient deux leviers : l’auto­fi­nan­ce­ment (signe de leur bonne santé) et l’endet­te­ment pour 85% d’entre eux. Le capi­tal inves­tis­se­ment arrive en 3e posi­tion pour 32%, les subven­tions publiques 15% et les marchés bour­siers 14%. A rete­nir aussi de cette étude, un impor­tant chan­ge­ment de modèle écono­mique avec le SaaS (Soft­ware as a service) qui s’im­pose désor­mais comme nouveau stan­dard du marché : il repré­sente 64% du chiffre d’af­faires édition du panel en 2021, soit 10 points de plus qu’en 2019. La RSE appa­rait comme un nouvel axe de trans­for­ma­tion : 62% des inter­ro­gés ont initié une démarche RSE struc­tu­rée et 45% proposent des solu­tions qui contri­buent à réduire les gaz à effet de serre de leurs clients.

C’est le cas, par exemple, d’Efalia, éditeur lyon­nais expert en déma­té­ria­li­sa­tion des docu­ments qui a fait appel à la plate­forme WeCount pour réali­ser son 1er bilan carbone. Conclu­sion : « les prin­ci­pales émis­sions ne viennent pas de nos serveurs infor­ma­tiques, mais plutôt des dépla­ce­ments ou encore du mode d’ali­men­ta­tion de nos colla­bo­ra­teurs, voire de notre poli­tique d’achats », explique Pascal Char­rier, direc­teur géné­ral d’Efalia. A partir de ces constats, Efalia a défini un plan d’ac­tions très complet et consti­tuée une équipe dédiée pour sa mise en œuvre. « Notre prin­ci­pal objec­tif : réduire nos émis­sions de 8% par an et tendre ainsi vers la neutra­lité carbone en 2035 », ajoute Pascal Char­rier.

Autre sujet de préoc­cu­pa­tion, les cybe­rat­taques restent une menace constante pour les éditeurs de logi­ciels. 75% d’entre eux déclarent avoir fait face à une ou plusieurs tenta­tives d’in­tru­sion dans leurs sytèmes infor­ma­tiques depuis le 1er janvier 2021.

Sopra Steria hors clas­se­ment régio­nal avec un siège pari­sien

Enfin, sans surprise, les éditeurs recrutent forte­ment. La crois­sance de l’ef­fec­tif total a été de + 13% et même de + 14% en 2021 chez les pure players. Une dyna­mique appe­lée à se pour­suivre puisque 85% des éditeurs prévoient  d’aug­men­ter leurs effec­tifs. En tête du clas­se­ment des éditeurs de logi­ciels d’Au­vergne-Rhône-Alpes, un trio composé de Cegid, Esker et Soge­link. Arrivent ensuite dans le Top 10 régio­nal : Fidu­cial Infor­ma­tique, Hardis Group, Ciril Group, Tessi, Dimo Soft­ware, Visia­tiv et Elcia Groupe. Clas­se­ment établi sur la seule acti­vité d’édi­teur de logiels : Tessi ou Visi­ta­tiv ou Sword (12e) dépassent en chiffre d’af­faires total Esker, mais l’édi­tion ne repré­sente qu’une partie de leur acti­vité. De même Sopra Steria n’ap­pa­rait pas dans ce clas­se­ment, même s’il est né à Annecy en 1968 avec une forte présence en région lyon­naise, car il déclare son siège social à Paris. De fait, il appa­rait à la 4e place du clas­se­ment natio­nal du Top 250, derrière Dassault Sytèmes, Ubisoft et Criteo, mais devant Cegid, 5e au clas­se­ment natio­nal.

Photo: lors de la présen­ta­tion du Top 250 des éditeurs de logi­ciels français 2022, chez EY à Lyon, de gauche à droite, Pascal Char­rier (CEO Efalia), Jean-Paul Genoux (co-président Digi­tal League Auvergne-Rhône-Alpes et direc­teur géné­ral de Dimo Soft­ware), Daniel Baudry (délé­gué géné­ral Digi­tal League Aura), Hélène Thibert (senior mana­ger Audit EY Auvergne-Rhône-Alpes) et Jean-Luc Vecchio (CEO Tessi Consul­ting & Inte­gra­tion Europe).

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