Dimo­trans : Salva­tore Alaimo rachète Duha­mel

Avec l’acquisition de 100% du Normand Duhamel, le groupe présidé par Salvatore Alaimo renforce ses positions dans la logistique contractuelle. Celle-ci représente près de 120 millions d’euros sur un chiffre d’affaires total de Dimotrans Group qui atteint désormais les 800 millions d’euros. Duhamel est spécialisé dans la parfumerie, cosmétique, le luxe et le e-commerce.

Salva­tore Alaimo avance métho­dique­ment et tient les objec­tifs stra­té­giques de la feuille de route du groupe qu’il préside. En une dix ans, Dimo­trans Group a réalisé une quin­zaine d’ac­qui­si­tions, dont 3 en 16 mois. A savoir Quali­tair&Sea, Sore­trans et, fin 2022, le groupe normand, fondé par Hugues Duha­mel en 1997, basé à Val-de-Reuil, dans la « cosmé­tique vallée ». Un rachat à 100% pour une entre­prise de 240 colla­bo­ra­teurs et 40 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires qui apporte 8 centres logis­tiques supplé­men­taires et 113 000 m2 de surface de stockage, avec une spécia­li­sa­tion très forte autour de la parfu­me­rie, cosmé­tique, luxe et e-commerce.  

Rester une ETI de proxi­mité

Autant dire que Dimo­trans Group conforte de belle manière ses posi­tions dans la logis­tique contrac­tuelle. Un métier qui pèse 120 millions d’eu­ros de chiffre d’af­faires en France. « Notre ambi­tion est d’at­teindre la taille critique dans chacun de nos métiers, ce qui ne peut être possible sans la conju­gai­son d’une crois­sance orga­nique soute­nue et d’opé­ra­tions de crois­sance externe de qualité. Avec Duha­mel, nous nous dotons de nouvelles exper­tises qui viennent nour­rir notre stra­té­gie tour­née vers l’ex­cel­lence », explique Salva­tore Alaimo, président de Dimo­trans (photo). La nouvelle filiale normande sera diri­gée par Florian Gerbron, direc­teur géné­ral du groupe Duha­mel depuis 2019. « En rejoi­gnant Dimo­trans Group, nous écri­vons une nouvelle page de notre histoire, précise Florian Gerbron. Désor­mais nous serons aussi en mesure de propo­ser à nos clients une offre complète et encore plus quali­ta­tive et « ouverte sur le monde entier ». Grâce aux autres métiers du groupe nous couvrons l’en­semble des besoins de la chaîne d’ap­pro­vi­sion­ne­ment, en France et à l’in­ter­na­tio­nal ».

De son côté, Salav­tore Alaimo, confirme avec cette acqui­si­tion, « l’am­bi­tion, deve­nue objec­tif, d’être l’un des acteurs indé­pen­dants français majeurs de la supply chain. Pour ce faire, il nous faudra conso­li­der chaque métier à la fois, par des acqui­si­tions d’en­tre­prises en bonne santé finan­cière, jouis­sant d’une bonne noto­riété et perfor­mantes dans leur secteur mais aussi par la crois­sance orga­nique qui pourra être déve­lop­pée grâce à la complé­men­ta­rité des exper­tises du groupe. Nous voulons rester une ETI de proxi­mité ».

Le milliard d’eu­ros à hori­zon 2027

Depuis plus de 40 ans, Dimo­trans s’est fait un nom en tant qu’ac­teur du trans­port de marchan­dises et de la logis­tique, présent sur le trans­port multi­mo­dal routier, aérien, mari­time, en douane et en logis­tique B to B et B to C pour la gestion de la supply chain. Dimo­trans travaille dans plus de 160 pays. De 744 millions d’eu­ros en 2021, le chiffre d’af­faires du groupe devrait avoir fran­chi la barre des 800 millions en 2022 avec près de 2 700 colla­bo­ra­teurs répar­tis à travers 80 agences en France et à l’in­ter­na­tio­nal. Le plan d’in­ves­tis­se­ment 2023 de Dimo­trans dépas­sera les 10 millions d’eu­ros autour de 3 axes : la logis­tique, les ressources humaines avec l’ou­ver­ture d’une acadé­mie pour les colla­bo­ra­teurs, actuel­le­ment au stade de labo­ra­toire, et l’in­for­ma­tique.

Pour l’an­née qui vient de commen­cer, Salva­tore Alaimo avoue « se poser des ques­tions. Mais nous sommes assez confiants quand même. En inté­grant une entre­prise perfor­mante comme Duha­mel, 2023 devrait rester un très bon millé­sime ». Le milliard d’eu­ros de chiffre d’af­faires à hori­zon 2027 est toujours d’ac­tua­lité. Ces 2 dernières années, Dimo­trans a surper­formé le marché avec une crois­sance orga­nique de 7% et n’af­fi­chait pas d’en­det­te­ment avant l’ac­qui­si­tion de Duha­mel. L’opé­ra­tion a été finan­cée par une dette bancaire clas­sique (dette syndiquée levée voici 2 ans). Dimo­trans dégage un EBIT de 3,5% par an.

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